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ACTING : UNE MYSTIFICATION DE SOI & DES AUTRES ou LA PRATIQUE DE L’INVENTION DE SOI / en 5 BLOGS par Robert CORDIER

1. L’INVENTION DE SOI / MENTIR VRAI, une VERITE THEATRALE/l’ECOLE

« All acting is a lie, » dit un jour le grand acteur & réalisateur anglais Laurence Olivier. Oui, acting, qui est le jeu de l’acteur, est un mensonge, que l’acteur doit faire paraître vrai en le transformant à travers son imagination créative en une vérité théâtrale.

Cette vérité en une « passion imaginaire » pouvant, surtout au début du processus de travail, aller à contre-poil du sens de la vérité personnelle de l’acteur sera obligatoirement déclanchée & justifiée par l’agile & ludique usage du « Si Magique » ou « Si Créatif. » Il est la clé de contact de l’imaginaire.

Ainsi, une fois ses choix de jeu faits, tout ce que l’acteur doit se dire est, « C’est comme si… » Ces deux petits mots bien magiques, « comme si » sont le tremplin de l’imagination ; la clé d’un inconscient d’acteur. Cet inconscient où nichent ces légions d’aptitudes qui doivent être enrichies par une formation sérieuse : l’aptitude à être détendu, concentré, sérieux, à être plastiquement scénique, à saisir la lumière, artistique, efficace, expressif, observateur, prompt à s’adapter, etc.

Le "Si Magique" aide l’acteur dans le besoin impératif qu’il a de croire en ce qu’il fait. Ainsi, il se dit « Qu’est-ce que moi je ferais si j’étais enfermé dans le dilemme de la personne que je joue ? Quoi de moi si j’étais dans ses souliers ? »

& + encore le « Si Magique », un mixage élégant de naïveté, imagination & d’action sort l’acteur de sa tête & le lance sur le terrain fécond de sa propre logique ludique, l’intensifiant. Magic ! , donnera des couleurs à ce que fait l’acteur, se mystifiant lui-même & les autres ; manifestant, intensifiant, transposant, spécifiant & rendant crédibles autant que visibles & ce de manière fascinante ses actions intérieures. Il les rend évidentes : offrant là au public la merveilleuse illusion de la première fois.

o Clairement, cette croyance de l’acteur, actor’s faith, est capitale & décisive. Clé. Mais, cette foi ludique ne doit jamais être tiède. Chaude et violente, elle possédera l’acteur, l’aidant à faire « entrer de force son âme dans un sien concept… adaptant des formes convenables à son idée, » comme dit Shakespeare, ou elle ne sera pas.

« Le drame est le spectacle de l’âme, (pourvu qu’elle se fasse voir) et devienne matière & objet de spectacle, » dit Jacques Copeau.

Gamins, gamines, nous sommes tous de grands acteurs & des Picasso en herbe. Pendant cet Age d’Or on ne se prend guère les méninges : on joue, on chante & l’on danse ; on barbouille dans l’éblouissement & la joie de jouer. & puis, c’est merveilleux. Ah ! mais nager allégrement dans l’exhibitionnisme. Exhibitionnisme, qualité innée de l’acteur, qui le fait afficher ses sentiments en public et que pourtant nul comédien ne peut lâcher, sous peine de perdre le désir même de jouer, mais que le métier lui apprendra inexorablement à contrôler au lieu d’être dominé par elle.

Avec le temps « Allez c’est pas sérieux ! » beaucoup décrochent & deviennent des aficionados… certains pourtant, moins raisonnables & gardant vif en eux l’appel du jeu, leur imagination mise en mouvement, veulent être autre, sortir d’eux-mêmes pour vivre autrement dans l’instable & ambitionnent de faire l’acteur. Ils entrent alors dans une école d’acteurs pour y forger leurs outils, développer l’orgueil de leur talent, chercher la subtilité & la finesse du jeu d’acteur ; les clés & les bases d’une recherche d’interprète.

Thespis fasse que, cette école, soit la bonne ! Une bonne école doit avant tout créer les conditions favorables à l’éclosion de l’inspiration par les moyens de la volonté & obligatoirement de l’intelligence de la nécessité d’une solide technique de base. Elle doit mettre du fer dans le sang de l’élève comédien & forger les conditions dans lesquelles l’inspiration pourra fleurir dans l’âme du futur acteur. Favorisant sa créativité encore fragile, elle lui apprendra les très simples vérités de notre art. A savoir le dictum que nos maîtres sont : « sensibilité, intelligence et volonté ». Aucun de ces paramètres ne pouvant fonctionner efficacement sans les autres. La sensibilité vient en premier ; elle ne peut opérer en solo.

 La sensibilité est en fait le pouvoir de savoir saisir émotionnellement l’entièreté du caractère & de l’action.  L’intelligence est le pouvoir de réduire cette expérience émotionnelle en une formule technique pouvant être répétée à volonté, tous les soirs & en matinée, à chaque prise. & pas plus que la créativité, la sensibilité, c’est certain, ne peut s’acquérir consciemment.  La volonté les lie. Pour cette raison l’art du jeu – acting— ne doit pas s’enseigner. Il se muscle. L’école vraie est un espace d’éducation des sens & de la volonté, un lieu de pratique du maniement des armes & outils du + beau des métiers. Mêmement, cette école ne doit jamais nuire.

La bonne école place le jeune acteur dans les conditions maximales d’une pratique juste et engageante, en un processus continu et évolutif. Comprenant que le don n’est qu’une condition prérequise à l’art, elle doit être un laboratoire où muscler les talents qu’on a & où pareillement enrichir l’aptitude innée que l’acteur possède en son âme de faire confiance à l’inconscient, (lequel réagit du fin fond de la nature.) Elle doit être un centre de vie & de saisie du naturel du jeu & métier de théâtre & d’une intelligence qui telle une machine magique développe le pouvoir d’appréhender la relation des choses entre elles, autant que l’habilité de garder ces relations et le processus de travail en perspective. L’école valable est un lieu de travail discipliné, fécond & joyeux, un espace de découverte de soi-même & de son art, où elle n’est pas.

Il s’agit d’acquérir là une perfection souhaitable & de prendre conscience de ce que l’on fait & d’être un instrument actif, jamais passif.

Il s’agit avant tout d’ accomplir des progrès sur soi-même et de devenir un être humain à plein temps.

Or cette perfection et cette conscience ne peuvent être acquises que si le jeune comédien acquiert une conscience morale du métier en lui, à même ses succès enivrants ou de ses échecs cuisants toujours possibles – tous deux nécessaires au progrès et surtout au courage de son talent-- sinon il ne sera qu’un instrument plus ou moins bien utilisé puis jeté, un kleenex.

Ainsi abordant, puis acquérant l’art de jouer, c’est à dire l’exquise habilité de ne pas tricher, ni « chiquer » justement là où niche la tricherie au cœur d’une autre tricherie, les élèves comédiens deviennent, sur la longueur de temps nécessaire, des comédiens employables, alliant le commerce & l’intelligence artistique, & qui sauront fortement donner envie aux décideurs de travailler avec eux sur les planches ou au cinéma. Ou les deux.

Pourtant soyons clairs : si l’on fait du théâtre ou du cinéma c’est pour mentir mieux dans l’immanence. &, là, obligatoirement il faut savoir improviser.

« J’en suis arrivé à comprendre que la créativité commence au moment où dans l’âme et l’imagination de l’acteur apparaît le créatif, magique SI. Alors que seule la réalité actuelle existe, seulement la réalité pratique en laquelle un homme ne peut manquer de croire la créativité n’a pas encore commencé. Alors le SI créatif intervient, voulant dire, la vérité imaginée en laquelle l’acteur peut croire aussi sincèrement et avec plus d’enthousiasme encore qu’il ne croit en la vérité pratique , juste comme l’enfant croit en l’existence de sa poupée et toute la vie en elle et autour d’elle. Dès le moment de l’apparition du SI l’acteur passe du plan d’une autre vie, créée et imaginée par lui. Croyant en cette vie, l’acteur peut commencer à créer. » --Constantin STANISLAVSKI





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JOUER : CINEMA VS THEATRE / « 2 ou 3 » directives en BLOG à l’usage de l’acteur, le metteur en scène et le réalisateur

Tout d’abord jouer c’est quoi ? « Jouer c’est vivre authentiquement l’action transversale du rôle dans les circonstances imaginaires de la pièce ou scénario sous la dictée de l’objectif de la scène né d’un besoin vital, -- le Surobjectif. »

Quelles sont les différence entre le jeu cinéma et le jeu théâtre ? Les différences sont principalement basées sur la préparation et les répétitions. Il s’ y trouve l’approche même du travail. Le cinéma, où l’on a souvent l’impression de toujours répéter et de ne jamais jouer, exige de l’acteur trois choses que le théâtre n’exige pas : Primo, le texte doit être commis en mémoire, au point d’être oublié, avant la toute première répétition sur le plateau. Deuzio, le processus de découverte du personnage par l’acteur doit être accéléré afin que le personnage qui émerge de l’acteur au premier jour de tournage reste le même sur toute la durée du film. Finalement, on joue par petits bouts et l’acteur confondu avec son personnage doit être capable de vivre et de revivre les plus petits moments de vie et, parfois les plus émotionnels, déconnectés (filmés hors séquence) durant des jours ou des semaines des moments qui précédent, d’une façon claire et vraie.

• Par ailleurs, le film n’exige pas de l’acteur qu’il joue tout le scénario en deux ou trois heures comme le fait l’acteur qui joue une pièce sur scène. »

Les temps ont-ils changés ? Oui et non. Nous sommes dans une époque « speed » et « rendement. » Une époque de l’Audimat et du souvent vite fait mal fait. Aujourd’hui, peut-être plus que jamais, le cinéma et la télévision – films, séries, téléfilms-- et les tournages rapides définissent de + en + le job et le futur de l’acteur et du réalisateur dans l’acting business. Il est important que l’acteur comprenne la situation, autant qu’il est nécessaire que les réalisateurs comprennent « comment » l’acteur peut travailler au mieux, sans nécessairement répéter, avec le réalisateur avant le tournage.

On ne répète pas au cinéma ? Au cinéma et à la télévision, on joue le + souvent sans avoir répété. Le training en amont est essentiel.

Pourquoi le training est-il nécessaire ? Tout comme un athlète de haut niveau, l’acteur professionnel de valeur qui travaille régulièrement s’est entraîné. C’est un fait : il faut s’entraîner. En dépit des racontars et des jobards qui insinuent le contraire, tous les grands ont étudié quelque part : dans de grandes écoles, des cours privés et autres, ou sur le tas à travers une immersion intensive dans le jeu du théâtre et du cinéma. C’est la règle. Il y a si peu d’exception à celle-ci qu’il vaut mieux les compter comme nulles et non avenues. Où que ce soit que les bons l’aient fait, tous ont appris les techniques du métier.

Ah ! Un aspirant comédien doit considérer l’apprentissage du métier en tant que la pierre de base d’un possible succès à venir, car les acteurs contre qui il devra se frotter, dans les auditions et les castings se sont entraînés. Clairement si un jeune acteur n’a pas la gueule et la chance de Robert Redford ou de Brad Pitt ou de Cécile de France et la persistance d’un Jack Nicholson ou de De Niro qui, eux, se sont entraînés longtemps et bien, il est clair que la qualité du training choisi sera d’autant plus importante. Dans le processus du training le fait important est de comprendre qu’une technique, l’intelligence d’une technique est nécessaire. Et, il faut du talent et du travail pour saisir cela.

Pouvez-vous me donner une idée de ce que je peux faire en amont ? Voici un petit coup de pouce, une combinatoire éprouvée des méthodes de travail de Adler, Hagen, et Meisner. Ses divers facteurs actifs rôdés sur de nombreux tournages, mettent en avant une juste vie de l’imagination dans la création du personnage. A partir de stratégies le posant d’emblée « dans le moment, » l’acteur mis en situation peut créer décisivement un personnage évident et engageant . Devant la caméra, il saura cacher son jeu et voiler l’émotion éprouvée, gardant son énergie derrière les yeux, comme il se doit.

Par où est-ce que ça commence ? Il y a d’abord la nécessité pour l’acteur d’oser se fier à ses propres ressources, souvent mises en exil, où, bien le plus précieux de tous il y a son Vécu ; et s’y trouve son ardeur au jeu de l’enfance, s’y trouve son sens de l’observation créative des gens et des bêtes qu’il aiguisera ; et s’y trouve l’imagination à laquelle ils accèdera par l’improvisation, et une expérience immédiate. L’expérience immédiate, ses champs d’attention et l’observation font référence au monde autour de l’acteur. Ses souvenirs et l’imagination sont en référence à la vie du dedans et les métabolismes de l’inconscient et du corps. Ce qui est critique ici est la question de l’accès.

Voulant dire ? Lee Strasberg développa une stratégie de la mémoire affective, où l’on trouve des exercices permettant d’accéder aux souvenirs déclenchants et les sentiments et émotions qui en découlent.

Stella Adler développa des exercices et outils facilitant l’accès à l’imagination, et Sanford Meisner, lui, développa le jeu de la répétition des mots et d’autres moyens grâce auxquels l’acteur entre en contact avec lui-même afin de devenir + spontané ; ces exercices décourageant le besoin même de penser l’aident à s’autoriser des réactions honnêtes et immédiates, le livrant tout prêt et frais éclôt « dans le moment .» Il pourra alors donner une forme évidente et engageante – an acting form-- à l’éprouvé d’un sentiment : la jalousie, la joie ou le dépit par exemple.

Wow !! Il est bon d’envisager chacun de ces exercices comme étant un puits de sentiments que l’acteur canalise de façon ludique et dans l’énergie vers la création d’un caractère. De cette énergie qu’il a libérée, l’acteur crée le personnage avec qui il se confondra. Mais avant, pour l’étoffer, des choix s’imposent, basés sur la compréhension des tranches organiques de la vie du rôle et essentielles à la recréation d’un comportement humain authentique, lancé sur la voie d’une empathie critique, distanciée parfois mais toujours véritable et l’articulation de son « moi-rôle.» Le tout dans l’axe de la vérité préconisée par Stanislavski. Non seulement la vraisemblance, ni une quelconque grossièreté naturaliste mais un personnage investi jusqu’à la moelle et vrai. Armé tout à la fois d’une vie intérieure, toute étoffée d’un second plan, d’une réalité extérieure palpable, et d’une couche de grandeur spirituelle.

C’est tout ? Au moment de définition du personnage, il est également utile de prendre en considération les obstacles à confronter.

L’acteur se demande : comment est-ce que le personnage se comporterait devant tel ou tel fait et gestes de la vie autant que les obstacles mis sur son chemin. D’accord.

Finalement afin d’entrer dans les mécanismes de création du personnage, l’acteur doit déterminer l’importance que « l’épine dorsale », ou Life Need, comme dit Lenore DeKoven, de ce personnage possède pour lui et dans l’axe des intentions de l’auteur. Ce qui implique qu’il puisse saisir le sujet, le sens et désirs inhérents au sous texte de l’histoire à raconter, afin d’y croire : « Pour que le spectateur y croie, je dois y croire moi-même. Et puis, tout ce travail en amont que je fais, ça me permet d’arriver au tournage complètement prêt, ouvert, » dit Viggo Mortensen.

Mais, c’est quoi l’épine dorsale ? C’est comme le tronc d’un grand arbre. Les intrigues secondaires et les Objectifs de Scène des personnages se ramifient à partir de là. C’est le besoin vital du personnage. Chez Stanislavski c’est le Surobjectif.

En bref ? C’est + simplement : l’action principale, le dessein ou force motrice derrière ce que le personnage veut et veut faire. Mais, ce dessein ou besoin vital, l’acteur doit le comprendre de façon pratique et surtout jouable sur la durée d’une scène ou monologue. Dans son livre (Directing Actors)Judith Weston, donne l’exemple de Michael dans « Le Parrain. » Elle croit, avec raison, que le besoin vital de Michael, qui sous tend toutes ses actions, mis à part le fait de vouloir être un individu qui compte et son propre chef est : de plaire à son père. Cette perception est critique parce qu’au tréfonds de son cœur elle motive le personnage de Michael.

D’autres outils ou clés ? Objectif, action/intention, sous texte, obstacles, substitution, vision/ image, découverte, faits, croyance, vie physique, activités & spécifiques, lieu et événements + une écoute active contribuent grandement à la création du personnage. (Cf. Brochure : Les 15 Outils de Base.)

LE BESOIN VITAL, OU SUROBJECTIF OU EPINE DORSALE, PEUT ET DEVRAIT ETRE A LA BASE DE TOUS LES OBJECTIFS DE SCENE, BEATS & ACTIONS QUI EN DECOULENT DANS CHAQUE SCENE.

Faut-il toujours jouer l’objectif ? Au théâtre, oui, presque toujours. Au cinéma, il vaut souvent mieux jouer la découverte du moment : « la peur, l’espoir, la surprise, la mort, le désespoir, la déception, la bonne solution, la peine, la frustration… » et pas l’objectif.

Pourquoi ? La caméra se concentre, plan par plan, sur des micros moments. Une scène de 3 pages peut prendre une journée de 12 heures à tourner ; elle ne sera vraisemblablement pas tournée en séquence. Le point de concentration que l’acteur doit maintenir sur ce jeu « découpé en petits bouts » est difficile à assurer sur la durée. Qui + est, il doit pouvoir maintenir une continuité physique et émotionnelle sur chaque prise, dont il y en aura plusieurs pour chaque plan. L’acteur qui ne joue que l’objectif de scène aura du mal et risque fort de ne pas rester honnête en son jeu. Par contre, l’acteur qui joue la découverte (discovery) du moment s’en sortira beaucoup mieux mais…

Mais ? Surtout, l’acteur capable de jouer et la découverte – et l’instant - tout en gardant son objectif de scène en poche, pour ainsi dire, comme il ferait un flingue sera au top. Y a pas photo !




Tournages de "Marie / Woyzeck" - mai 2007
















photos: acting international ©




LE BLOG DE INGRID VOLLSET, STUDIO 1 Cette école a vraiment été pour moi une très plaisante surprise et a prouvé dépasser de loin ce que j’attendais. La façon que ça mélange l’importance de l’improvisation, prendre plaisir et avoir du fun etc. avec les plus « difficiles » émotions avec lesquelles les gens vivre, crée une ambiance de « bonheur » comme les profs nous le disent sans cesse. Aussi difficile qu’un exercice ait pu être, vous avez toujours la récompense qu’au fond c’est de toute façon une bonne chose. Très bien aussi qu’on nous fasse nous souvenir de ne pas penser aux résultats, travaillant sur notre liberté, etc. Je suis très heureuse d’être dans l’école et j’ai hâte d’attaquer le prochain trimestre.




LE BLOG SUR ROBERT: direction d'acteurs - instants de passion










photos: acting international ©




LE BLOG DE JACINTHE ADANDE, STUDIO 1 Les professeurs sont excellents, vraiment, sincèrement. Dans mon ca avoir confiance est important et les professeurs savant vous donner confiance.

LE BLOG DE EMILIEN RIVIRE, STUDIO 1 Grâce aux cours j’ai pu développer mon corps, mon énergie, moi tout simplement. Chaque cours est une remise en question ; ils nous brise pour mieux nous construire. Je ne regrette absolument pas l’engagement fait. Ce n’est que du plaisir.




LE BLOG D'IRINA







LE BLOG DE ROBERT

La vie d’une école et son ’après’ c’est truffé de surprises… rien que du bonheur souvent … des chouettes … la petite pluie de Molière et autres prix sur nos anciens… pour une… et puis les cours… les stages … nouveaux visages si frais… si beaux… qui entreront dans la course… fleur au fusil… ici une anecdote… un été, juste avant un stage d’initiation… un monsieur, âge moyen, debout sur le trottoir dans le soleil , main dans la poche m’adresse en anglais…

-- J’veux faire le stage ! (I want to do the course)

-- … Mais… vous n’êtes pas inscrit… ( But you’re not inscribed)

-- M’en fiche, j’sais ce que c’est…et tout… j’veux le faire…

  ( Don’t care. I WANT TO DO IT)

Il sort du cash… il a une bonne bouille et y l’a pas l’air acteur pour un sou, on dirait…un huissier.

--Y a plus de place… je dis ! (No more room. )

Bon… y grogne et insiste… je le prends pour la première séance, après… on verra. Il s’est probablement trompé d’adresse… tiendra pas la route. Bon… ben, il reste…j’ai un cours avec lui, rouillé…Ça oui… mais sympa… on le garde. Après un cours y m’ dit :

--J’suis prof en Angleterre (I teach in England). Dans un lycée de province, j’assume…une petite classe… mais, je réitère, il est sympa et y l’a l’air de bien se dégourdir chez nous… oui… on dirait…

Okay, à la fin du stage il est pas cocu, mais content. Il nous remercie, les profs et moi : Oleg,’ le russe’, et les autres Pascal, Manu, Claude… Il rentre chez lui… à la bourre… puis, à la Colombo… y’ s’retourne :

--C’était super… (t’was great) J’ai même appris des choses, ici, sur Shakespeare et Hamlet… chose que je ne croyais plus possible… pour moi. Et… on picole un peu …on… parle de ci et de ça, des salaires de misère des acteurs de théâtre en Angleterre… où j’ai travaillé… au top niveau… à Londres et ailleurs…

--Oui, j’dis. (Yeah, terrible !!) Je cite un ami , Steven Boxer, que j’ai mis en scène dans une Scène Nationale/ Centre of Excellence et qui joue maintenant des rôles principaux au National Royal Shakespeare Company… et qui doit donner des cours… pour joindre les deux bouts… quoi avec femme et… gamins…

--Y donne des cours où ? (Where does he teach ?) m’demande Peter…

--Central School of Speech and Drama! (One of the best!) J’dis.

-- Impossible ! y réponds mais… péremptoire.

--Si, j’dis. Y m’a dit Central… (He said Central… I say)

--NO ! y dit. J’devrais savoir, moi, je donne des cours à Central. (I should know I teach there,Shakespeare.)

--AH !! j’fais, bluffé. Et, l’été suivant il est revenu pour un autre stage. On s’écrit. Super !




Faut savoir que Central c’est le top du top… qui a vu passer la fine fleur des grands acteurs anglais et futures stars… comme Garcia Bernal et oh ! j’vous dis pas… . Comme quoi… on apprend tous les jours. Sacré Peter Mac Allister !










» Nos élèves disent




Leur méthode donne énergie et puissance à toutes nos actions pour emballer l'imaginaire du spectateur. Enfin une formation et un perfectionnement qui nous permet de décortiquer les grandes œuvres et de jouer les plus grands personnages devant un public. Si tu veux vraiment être acteur l'opportunité est là : Acting International.







Ils m'ont ouvert à moi-même, a mon instinct le plus riche. C'est génial! J'y ai énormément appris. A être moi surtout, je crois. Je bosse : théâtre et cinéma. J'ai eu un grand prix (Prix Michel Simon) et quand je bosse, je ris.




Jusqu'ici et ailleurs. C'était prise de tête et on s'y perd. Ici, tu avances et quand tu sors de là, tu bosse. Je suis payé pour le savoir, je suis dans la cour d'Honneur à Avignon. Chez Acting, on t'apprend à gagner.




C'est le top parmi les bons cours. Y en a. Mais c'est le seul où j'ai trouvé une vrai méthode de travail. FORMIDABLE!




J'ai fait un premier rôle dans un film de Rohmer, puis d'autres films aux U.S.A. J'y suis metteur en scène et à chaque répétition, je pense à Robert. Je commence seulement à comprendre ce qu'il m'a donné. Et c'est inouï!




Je dois ma carrière à Acting, ça je le sais. Ils m'ont appris à assumer mes choix dans la vie et en scène. Sans eux, je vendrais des nippes.




J'ai été chez Cordier, puis je suis retourné aux USA, faire les grands cours. A New York, à Los Angeles. Je suis tombé sur Shepard & Melfi, on a cause : "T'as la chance de bosser à Paris avec Cordier et tu te fais chier ici?" J'ai sauté dans l'avion. Retour à Acting International: The fucking best!




Il est rare de nos jours d'avoir la chance de prendre des cours de théâtre dans une école qui n'est pas une usine…Pourtant j'en connais une…Celle-ci. Je ne sais pas pourquoi j'y suis rentrée mais je sais pourquoi j'y suis restée.




Je leur dois ma carrière…ça je le sais!




J'y ai appris comment bosser, si on veut travailler. J 'oublierai jamais. Apres des années de métier, je reste en admiration devant l'efficacité et la clairvoyance de la formation que j'ai reçue, là.




Ils te comprennent et tu les comprends. Très bons profs doublés de merveilleux metteurs en scène. J'y suis restée 3 ans, c'est dire!




J'étais mal dans ma peau. Je m'y suis épanouie. Je serai actrice.




J'ai fait d'autres cours. Mais ce dont je peux me servir quand je joue c'est avec Robert & Lesley que je l'ai appris. Aucun doute là-dessus.




Y a des bons profs et des méthode ailleurs. Mais ici, j'ai trouvé les deux sur la même assiette. C'est FANTASTIQUE!




J'ai souffert, mais j'ai aimé travailler là. C'est après, dans un grand festival jouant un Shakespeare, que j'ai pigé… Robert m'avait filé une arme secrète. FORT!




Ils m'ont mené en moi pour y trouver ce que je dois confronter pour vraiment jouer. Appris à me servir de moi même et à rendre vivant le rôle : Pour le jouer et avant ça pour l'obtenir.




L'accent est porté sur tous les éléments qui permettent à l'acteur d'accéder à ça créativité, sa propre liberté de jeu et donc à cette fameuse réalité du faire.




Apres le conservatoire, j'ai joué des grands rôles avec Vitez, Françon, Seide et d'autres, mais je n'arrivais pas à décrocher un rôle au cinéma. Un mois après mon premier stage Cinéma avec Robert, je tournais un premier rôle.




J'ai appris ça : accepter et assumer ce que tu fais en scène ET AVANT l'auto-hypnose, en coulisses, pour te transformer… Très fort. T'es là : 100% !