1. jeu avec des balles de tennis ( boum-prend ) Le jeu consiste à faire rebondir une balle tout en parlant, tout en répondant à une ou plusieurs questions. Se pratique seul ou en groupe.

2. Placer les comédiens face à face en deux rangées ; leur distribuer des balles de tennis ; chaque couple s’amusera à lancer la balle, sans adapter la vitesse du jeu de balle avec celle du couple voisin. Deux comédiens devront passer au milieu de ces deux rangées en évitant les balles mais sans s’arrêter.

3. inventer un repas avec deux parents imaginaires. Le théâtre est dans la tête ; créer des personnages imaginaires autour de soi revient à épaissir la matière , mettre du plein dans du vide.

4. invisible: Observations, stimulations, réactions(réponses) on entre dans une pièce pleine d’objets, c’est un lieu qui nous est connu, la chambre d’un ami, notre chambre d’enfant, la pièce ou vivait quelqu’un qu’on détestait. Seul ou à deux on se remémore les souvenirs liés aux objets. On finit par s’adresser à la personne qui vivait jadis dans cet endroit. Chaque objet déclenche une réaction.

5. Personnage invisible : un acteur joue avec un ou des personnages invisibles. Il est obligé d’imaginer le dialogue et les gestes qui ne sont pas faits.

6. intensité : créer des obstacles sur un parcours qui obligent le comédien, devant exprimer une sentence à l’encontre d’une personne, à intensifier sa colère , sa décision d‘agir, combattant ses doutes et sa peur à chaque fois qu’il butera sur ces embûches. Les obstacles sont joués par les comédiens qui doivent empêcher verbalement la personne d’atteindre son but. Ex: « pourquoi agir de la sorte? » « tu risques gros en y allant » « retourne d’où tu viens » « tu n’as rien à faire ici » A chaque intervention le comédien répondra sans que s’engage un dialogue. Recherchant en lui de plus en plus de détermination. L’objectif sera de réprimander une personne, assise à un bureau. Ex: « vous m‘avez menti, vous êtes un lâche! ». L’exercice sera recommencé autant de fois que le maître de jeu ( la personne assise ) évaluera l’intensité de l’acteur trop faible.

7. l’instant folie : seul sur scène ou à plusieurs. Au signal, gong, tambour, etc…,l’extraordinaire se produit le temps de quelques secondes. Dès que le ou les comédiens entendent à nouveau le signal, ils reprennent des attitudes conformes et peuvent, s’ils le désirent, parler de tout et de rien avec leur voisin. Recommencer plusieurs fois. l’alternance La difficulté de l’exercice réside dans la confrontation de nos règles de vie en société avec notre autocensure. L’exercice secoue notre carapace, ébranle notre armure, stimule notre audace.

8. Échauffement émotionnel : faire le choix de se comporter en humain ou en animal. Au début les comédiens seront très aimables les uns envers les autres, souriants et contents, essayant de remarquer chez les partenaires leur côté agréable. Tous s’exprimeront par chiffre, ou dans un grommelot de leur cru. Puis l’ambiance angélique se dégradera progressivement allant de la tendresse à la haine enfin à une violence extrême. Progressivement ils reviendront à des sentiments plus nuancés, à l’amour paisible et fraternel.

9. Rythme : Le théâtre No : ( avec support musical : musique du monde)sur un ou des thèmes de la vie courante. Gestes lents. C’est une réflexion sur le temps, le vide et la matière car l‘air prend de l‘épaisseur. On peut imiter un match de foot, une partie de tennis, une dispute, la mise en place d‘un repas.

10. Rythme : jouer la même scène avec des rythmes différents : je cherche un bonbon, je le trouve, je vais pour le manger, je change d’avis. On découvre qu’avant le texte commence le théâtre, dans sa mise en geste et la dynamique. Le texte est dans la tête, en ce sens qu‘il sera prononcé mentalement.

11. Rythme : je dirige des personnes vers un lieu donné ; entre chaque groupe je change de rythme. prendre de la place dans un groupe s’effacer dans un groupe modifier son rythme, ne pas l’accorder avec celui des autres Chaque geste, chaque action a son rythme, sa dynamique, repérer les effets 12. rythme : je change de rythme à table lorsqu’on me parle puis qu’on m’oublie.

13. Rythme : créer deux rythmes simultanés : je remue mes membres fébrilement et je parle en même temps très lentement.

14. Rythme : à l’arrêt d’autobus, une personne attend, debout, une autre est assise

15. Rythme : toute action, même compliquée, évolue sous l’influence du tempo :

16. s’exercer avec : « bonjour, comment allez vous ?…au revoir. »

Thème :

17. Elle entre, très afférée, chargée d’affaires à déposer, racontant ses courses avec passion à son partenaire immobile, parlant de tout ce qu’elle doit entreprendre, les contacts avec d’autres personne le soir même pour une réception qui a lieu chez eux etc… Il lui dit « le chat est parti »( quand elle est au sommet de son excitation ) Distinguer les deux sortes de tempo développés simultanément par les comédiens ( fort impact sur le public ). La loi des contrastes révèle son pouvoir de fascination.

18. Rythme : créer un situation dans une chambre avec des livres à ramasser, un vêtement sur une chaise à aller chercher alors qu’une personne est assise dessus, des clefs perdues qu’il faut retrouver, parler avec une personne qui est dans une autre pièce( on parlera à voix haute ) Attention : ne pas confondre tempo rapide et tension physique et musculaire

19. Crescendo : même phrase, même mot répété à chaque fois intensifié, accompagné d’une gestuelle qui subit les mêmes dégradations en même temps

20. Invisible : dans le hall quelqu’un entre avec un objet imaginaire encombrant mou instable évolutif

21. liste : desséché naïf furieux soupçonneux hésitant malicieux interrogatif envieux pompeux peureux scandalisé triste prévenant désabusé mourant amoureux désolé passionné idiot orgueilleux grave riant

22. liste de phrases : jeu possible : exprimer plusieurs émotions avec la même phrase • il a mis un doigt dans la bouche. • Madame Gomez, c’est votre fils au téléphone. • Le radiateur était coupé, Clotilde. • Plus les petits sont petits… • Voulez vous me rendre ma culotte ? • Certains spectacles sont consternants • Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom ? • Une mouche toute raide me regarde et implore ma pitié • La vache s’élance elle a oublié ses lunettes, son casque et sa courroie • Son nom ? je me souviens qu’il est doux et sonore comme ceux que la vie exila • La nuit n’est pas la nuit • Dans ma maison qui n’est pas ma maison tu viendras • il y a un bon dieu pour les mouches • le chemin qui mène à la mer me conduit au fond de moi-même • on n’a pas le droit de dépasser la limite • tu te souviens comme demain ce sera bien • plus t’attends, moins t’as à attendre. • plus t'es con..plus t'es con. • Moi j’étais tranquille, je léchais ma glace. • Alors… Qu’en est-il du monde, de la sexualité, tout ça quoi ? • Madonna ? ‘tain oh ! laisse tomber ! elle te fout une baffe…t’es collé au mur ! • C’est bien la peine d’être au pays de la chiasse pour être constipé ! • quand y a du vent y a trop d’vent quand y a pas d’vent, y a pas assez d’vent quand-est ce qu’y a du vent alors ? • Ce que j’aime en toi c’est ton désir

23. Créer une collection particulière de grimaces. Deux par deux, refaire les grimaces de son partenaire.

24. volonté/contre-volonté : métalangage, pour que le spectateur approche le jeu de l’acteur avec intelligence : L’acteur, en prononçant : « Reviens ! » amorce un mouvement de recul Un autre acteur prononce vers lui : « Je pars. » en avançant. Dans cet exercice plusieurs sentiments, peut-être contradictoires, animent la psychologie du personnage, c’est ce qui stimule la réflexion et l’analyse qui s’opère chez le spectateur.

25. Mémoire analytique : à partir d’un objet imaginaire, un couteau par exemple, être à l’écoute des sensations et des émotions que suscite en nous cet objet puis élargir le cercle ( au rival , au traître…) . Veiller à conserver le même état d’esprit ; conserver notre attention sur un élément précis de notre problème. aller jusqu’au déplacement. Improviser avec un partenaire.

26. Déplacements : développer des improvisations en concentrant son attention vers les extrémités de son corps. C’est un exercice indispensable pour sortir le comédien d’une lecture trop cérébrale de son personnage. Jouer du bout des doigts, des coudes du nez, des joues etc…

27. Les cinq sens primaires : au moyen de deux actions simultanées. Ex. : lire une lettre/boire du thé cirer ses chaussures/chanter se gratter/étudier une carte astiquer une chaise/manger un sandwich disposer 3 comédiens sur scène face public et leur donner à chacun une action différente. Dès qu’ils sont complètement dans ce qu’ils font ajouter la deuxième action. C’est une préparation au traitement de la mise en scène grâce aux actions physiques.

28. assiettes et fourchettes : les acteurs assis les uns à côté des autres passent avec une main une assiette au dessus des genoux, et une fourchette avec l’autre main au dessus de la tête, simultanément en sens inverse ; lorsque le mouvement s’installe raconter une histoire de façon collective ( conte de fée )

29. mémoire émotionnelle des cinq sens : porter des livres d’un endroit à un autre ; tout en marchant, penser à quelque chose, un souvenir lié à un des cinq sens ex. : la cuisine de la grand-mère, le vent du désert qui battait mon visage, le parfum des fleurs de jasmin, l’odeur de loukoum dans les rues de kerkeyra…

30. Passer dans la cage d’un lion endormi ;il y a deux portes. Le lion est imaginaire. Créer l’intensité de la situation en poussant l’approche naturaliste à l’extrême. Refaire l’exercice avec un acteur qui jouera vraiment le lion. Toute incohérence sera sanctionnée.

31. Imiter un animal. Je ne suis pas cet animal, il m’est donc indispensable de le comprendre très vite, étudier son comportement. Cet exercice stimule l’imaginaire.

32. chaque comédien joue à sa façon la situation suivante : je cherche un bonbon je le trouve je m’apprête à le manger je change d’avis je le remet à sa place

33. Chacun à son tour dit la phrase : « on fait ce qu’on fait on sait qu’on le fait mais est-ce qu’on sait ce qu’on fait ! »

34. Avec la proxémique : la ronde d’amour disposer sur scène un bureau, une chaise devant, une chaise derrière. Un acteur devra improviser autour des thèmes suivants : Mr Roubaud, laissez moi vous convaincre exprimer ma déception exprimer mon enthousiasme lui parler Etudier le rapport de l’expression de la colère en relation avec le geste et sa force : assis, debout, devant ou derrière le bureau, réfléchir au rapport métaphorique entre la proxémique et le silence, l’espace entre les mots

35. Les émotions de mon partenaire Ces exercices se jouent à deux chacun des comédiens se nourrissant des émotions de l’autre. En partant d’une évocation émotionnelle d’un souvenir imaginaire Ex. : 1-mon petit paradis à moi… Ce comédien inverse la proposition, fait des choix différents, accentue les ressentis de son partenaire sans jamais entrer en conflit avec lui. • Thèmes : l’homme idéal pour moi… les vacances j’aimerais les passer à… les valeurs qui comptent pour moi… avec le groupe de comédiens le club c’était… quant la police nous a arrêté…

36. « le regard dans le tunnel ». une approche du jeu centrée sur un objectif et un seul. Jouer en ne pensant plus qu’à cette chose, qu’à cette personne, qu’à ce but, etc… ex . : il l’aime et a décidé de le lui dire ; il a peur de ses réactions, craint d’être éconduit, humilié ; malgré tout il veut provoquer cette rencontre. Des comédiens vont essayer de le détourner de son objectif, l’obligeant à parler d’autre chose, lui confiant des secrets d’alcôves concernant sa future conquête. Lui doit se concentrer sur ce qu’il doit accomplir pour enfin entrer en contact avec l’être aimé.

37. Le fond et la forme :ustensiles : serpillière, balai, journal Aborder à deux des sujets profonds tout en développant une action physique sans rapport avec le sujet. Scène de rupture / commande d’un repas Déclaration / attente du serveur Engueulade / rencontre aimable fortuite, à un buffet Critique des défauts de son compagnon / critique des oeuvres d’une expo. Impatience / patience Je t’aime / je là hais Séparation à la gare / contrôle difficile des enfants.

38. expression du regard : 1-je comprends 2-je ne comprends plus 3-j’ai tout compris 1-je suis heureux 2-enfin, je crois 3-en fait je ne crois pas 1-merci 2-…de m’avoir pris pour un… 3-bande de … 1-regarde comme il est ridicule 2-zut, il s’approche 3-il m’a repéré 1-c’est pas possible 2-t’es sur ? 3-merde alors 1-s’il vous plait 2-non, c’est pas grave 3-c’est toujours sur moi que ça tombe

39. Crescendo : Avec les phrases :1 dit : je te tue, 2 dit : je te haie 8. 1 dit : je te veux, 2 dit : je te prend D’abord au plus prêt puis reculer d’un pas et recommencer. A chaque fois parler de plus en plus fort. Même exercice avec un monologue.

40. Mime : je marche sur une plaque de colle déséquilibre avant/arrière je m’accroche à une poignée imaginaire jouer à deux avec une corde invisible jouer à deux avec une planche le petit colis est trop lourd jouer avec sa chaise combat collectif

41. Charisme : Glorifié, encensé par un partenaire, grandir, s’élargir, rayonner, exulter. Diminué, humilié, rabaissé, jugé, condamné se rétrécir, se dégonfler, s’écraser, disparaître. Cet exo se travaille seul face au collectif.

42. Non verbal : Avec deux acteurs : 2 variantes : un acteur derrière le paravent raconte une histoire qu’un acteur face public évoque par une gestuelle expressive l’acteur qui est face public raconte au moyen de ses seuls gestes une histoire qu’un autre acteur assis sur le côté de la scène commente à sa guise.

43. On ne passe pas, sauf ceux qui réussissent à convaincre le gardien. Utiliser ça comme une punition, un challenge, c’est étonnant l’effet que ça produit sur les comédiens, un autre type d’investissement.

44. Exercice ARRET SUR IMAGE Seul ou à plusieurs. Thèmes : la femme adultère, l’amant, le mari Stopper l’action lorsqu’on saisit l’intensité d’une intention changer de psychologie.

45. Expression verbal et non verbal: Ah ben oui…Ah ben non J’chuis d’accord…J’chuis pas d’accord Je veux bien…J’veux pas Vas y vas…n’y vas pas Tant pis…tant mieux Pourquoi c’est lui ?…pourquoi pas moi ? J’chuis bien content…pas content Y’a pas de…y’a des… Ah voyez…Voyez pas C’est pas grave…Mais si c’est grave

46. Incarnation : Jeter quelque chose à terre, faire un geste très violent et prononcer une phrase immédiatement après. Association geste et parole Chaque acteur essai de retrouver le geste générique qui accompagne les textes suivants : Jamais Faut voire C’est pas sur Attention, je dis attention C’est ce qu’on dit C’est pas moi, c’est lui J’y crois moi, j’y crois

47. Gestes : explorer chaque geste énoncé, puis tout en pratiquant ce mouvement incorporer un texte improvisé qui soit en rapport avec l'intention du geste . Ecraser avec son pied Taper du pied Donner un coup de pied, de poing, de tête dans le vide Poignarder Cracher Vomir Taper dans ses mains Faire une grimace Faire un geste de macho Se caresser une partie du corps Geste de désintérêt avec les doigts, avec la tête, avec les fesses Se frotter les oreilles, le nez Se nettoyer les dents avec les ongles Remuer les pieds repousser une avance avec la paume

48. Lui ou elle est assis, à genoux, tête entre les jambes, bras à terre. Son partenaire l’agresse, lui reproche quelques méfaits, ne cesse de l’affliger. Tout doucement, malgré les assauts répétés l’acteur à terre se redresse , se lève lentement.

49. Se désincarner/ s’incarner Dans le bien comme dans le mal. Je suis un être unique ; j’ai conscience que cet état fait de moi le maître du monde ; je laisse enfler en moi ce sentiment. Puis jouer une scène simple avec des partenaires, à table, au salon. Tous les gestes sont surs, le regard solide, le port haut et droit, b. les muscles du corps en alerte. Inversement dans l’acte de se désincarner il y a la volonté de détruire cette image. Les gestes seront faux, le doute permanent, les muscles inactifs, employés toujours trop faiblement.

50. Objets imaginaires : Entamer un dialogue avec une personne tout en portant de tout son corps un objet très lourd et glissant( autre thème :une porte qui veut se refermer, une planche qui tombe ) Inventer une pièce remplie d’objets invisibles, qui seront chacun plusieurs fois utilisés. créer un parcours fait de pierre entourées d’eau, de précipices, l’emprunter au fur et à mesure de sa matérialisation que le groupe derrière soi devra suivre exactement ( il est enrichissant de pratiquer cet exercice accompagné d’une musique d’ambiance, créant une atmosphère joyeuse ou stressante, apportant une proposition de dynamique ) s’aventurer dans un couloir de plus en plus étroit ( s’attacher à bien identifier les parois de la galerie ) le membre indépendant ( accomplir une tâche quelconque tandis qu’un de nos membres bouge à sa guise sans cohérence avec le reste du corps ) l’esprit d’un personnage prend possession de votre corps ( on contrôlera de bien distinguer les deux personnages, l’esprit et l’acteur ) vous êtes à table et quelqu’un derrière vous vous adresse la parole ; vous dialoguez ensemble mais le public n‘entend bien que votre texte, l‘autre n‘existant que dans votre cerveau . Vous écoutez une conversation sur votre côté que vous transcrivez et commentez à votre partenaire. Inventer l’espace : l’acteur imagine être ailleurs ( église, bateau, salle de bal ) les autres comédiens doivent remplir l’espace créé et se comporter comme des gens qui s’y trouveraient.