Hedda Gabler, créature fatale… Fatale pour les autres mais aussi pour elle-même.
Une jeune femme vient d'épouser un historien effacé et besogneux. Insatisfaite de sa vie qu'elle considère ennuyeuse et médiocre, elle s'est déjà résignée à vivre sans passion ni vocation. Soudain, réapparaît dans son environnement son amour passé, un brillant esprit naguère débauché. Cet évènement déclenche une impulsion vitale qui s'avèrera dramatique. Hedda Gabler est un caractère intemporel en quête d'absolu, une femme dont les rêves se brisent sur la réalité d'une existence médiocre dans une société sclérosée dans ses principes bourgeois.


La note d'intention du metteur en scène : "Hedda Gabler est sans doute le plus beau visage féminin des œuvres d'Ibsen. C'est une femme qui vient de quitter la vie, qui vient d'effacer tous ses rêves. Cette petite fille, en manque d'amour, se sert de la perversion pour "finir en beauté". Son entourage masculin vit comme de bons bourgeois du 20e siècle dans l'ignorance de la gente féminine. Celle-ci ne sera présente qu'entre les deux espaces professionnels et intellectuels. L'évolution des femmes s'effectuera grâce à Théa, qui par sa déception amoureuse, prendra en main sa propre destinée. Voilà les grands traits que j'ai voulu mettre en place dans cette œuvre théâtrale. Je voulais que la mise en espace s'effectue sur un même lieu, matérialisé par deux fauteuils, symbole de confort et d'emprisonnement des individus. J'ai laissé libre cours à la qualité du jeu des comédiens amenés dans leur rôle par un travail collectif".