Ce Festival entièrement dédié à la promotion du théâtre et des arts vivants marocains a pour vocation d'animer les théâtres casablancais et d'inviter le public à s'y rendre en masse.

La programmation de cette année est variée et s'adresse à tous les publics, enfants et adultes. Elle comporte des pièces en arabe dialectale et en langue de Molière. Tous les genres seront à l'affiche, entre autres, le théâtre populaire, le théâtre moderne, le burlesque ou encore des spectacles de marionnettes comme cette pièce "Nouâamane et la pêche géante" par la troupe de théâtre El Fanous, d'après "James et la grosse géante" de l'auteur britannique Road Dahal que les critiques sont pratiquement unanimes à désigner comme étant le meilleur écrivain pour les enfants.

Parmi les représentations à voir lors de cette 3e cette édition, "Histoire d'amour en 12 chansons, 3 repas et un baiser", une mise en scène de Faouzi Bensaïdi produite par la Fav ou encore "El Fijta" par la troupe du théâtre régional de Rabat, une mise en scène de Mohamed Zouhaïr, d'après une adaptation de "la noce chez les petits Bourgeois" de Bertolt Brecht. Et aussi d'autres adaptations de Molière, de Brecht ou encore Marc Camoletti : Au total, une dizaine de représentations qui seront données au théâtre du complexe culturel d'Anfa, au théâtre Touria Sekkat, au théâtre Mohammed VI et à la Prison civile de Oukacha.

Outre les représentations, la Fondation prévoit des ateliers d'écriture dramatique animés par l'écrivain et journaliste Driss Kiskes, des rencontres avec la troupe Dabateatr et deux autres ateliers sur les "Jeux de comédiens et mise en scène" et "l'initiation à la vidéo interactive".

La Fondation des arts vivants ambitionne de réhabiliter l'art théâtral au sein de la société et de populariser sa pratique. Elle contribue aussi à promouvoir une création exigeante, belle et plaisante et à faire partager les expériences d'ici et d'ailleurs. Son ambition est de relier le théâtre aux arts vivants, entre autres, la danse et musique, et ce, pour inscrire le théâtre dans une nouvelle dynamique et jeter des ponts entre les arts.



Par MAP

Tous ceux qui ont la nostalgie du bon vieux temps peuvent ainsi retrouver leurs bonnes habitudes et passer des moments de plaisir devant les scènes ressuscitées de la ville. Organisé par la Fondation des arts vivants, le festival lance encore une fois une invitation ouverte au public et promet une programmation de choix pour sa troisième édition. Le récent événement s'ouvre au public jeun et adulte en essayant d'attirer les spectateurs vers les salles devenues désertes depuis quelques temps. Ils auront ainsi l'opportunité d'apprécier des spectacles de théâtre et d'arts vivants fraîchement produits et de découvrir par la même occasion des talents peu connus.

L'événement qui a nécessité une enveloppe budgétaire de 960.000 dhs invite le public à cette grande fête sans toutefois tomber dans le piège de la gratuité. Les billets qui sont à 20 dhs pour adultes et 10 dhs pour enfants et étudiants expriment bien la philosophie de cette initiative : Payer pour consommer de l'art! Faisant de la promotion du théâtre et de ses talents un de ses objectifs majeurs, «Allons au théâtre» propose pour sa troisième édition un programme alléchant. On y trouve des pièces pour tous les goûts. En arabe ou en français, le menu touche à tous les genres. Du théâtre populaire au théâtre moderne en passant par le burlesque et le spectacle vivant, les soirées du festival seront faites de découverte et de plaisir. Les artistes venant des quatre coins du Maroc seront au rendez-vous pour donner 14 représentations au théâtre du Complexe culturel d'Anfa et le théâtre Touria Sekkat.

Les amateurs des arts vivants seront bien servis avec le spectacle «Taoub» que donnera la troupe acrobatique de Tanger. Une production qui a fait le tour des grands théâtres en France, en Espagne et en Angleterre. Une belle découverte défile à l'horizon. Une note sociale avec la pièce engagée «violencsène» axée sur les témoignages de mères célibataires. Une façon artistique de fêter la journée mondiale de la femme. La pièce à succès de Faouzi Bensaïdi «Histoire d'amour en 12 chansons, 3 repas et un baiser» est également de la partie. Tous ceux qui n'ont pas eu l'occasion de la voir auparavant, pourront se racheter et apprécier enfin la pièce qui a marqué le grand retour du cinéaste à ses premières amours. La coproduction entre la fondation des arts vivants et la troupe de théâtre Marrakech «Kif touier tare», les pièces «Fijta» «Iaâlane Fi Journane», «Bacha Hamou», «Alloula et la Effrita», «L'clown Mcha», «Bladi.

Mon pays» et bien d'autres productions et adaptations du théâtre mondial sont au programme de cette célébration du Père des arts. En plus des représentations, la Fondation des arts vivants programme cette année différents ateliers d'écriture dramatique animés par l'écrivain Driss Kiskes. Ceci en plus de deux ateliers intitulés "Jeu de comédiens et mise en scène" et "l'initiation à la vidéo interactive".


La fondation des arts vivants Cette fondation ambitionne de réhabiliter l'art théâtral au sein de la société, de populariser sa pratique et d'en faire un carrefour des expressions multiculturelles dui Maroc. Elle contribue également à encourager une création exigeante et plaisante et à faire partager les expériences d'ici et d'ailleurs afin de renforcer la place du Maroc dans l'agenda du théâtre international. Parmi ses objectifs principaux celui de relier le théâtre aux autres arts vivants (danse, musique, cirque, performance) en l'inscrivant dans sa dynamique nouvelle et en jetant les ponts entre les arts. La fondation aspire également à mettre en place un espace de dynamisation de la création théâtrale, ouvert sur les expériences artistiques diverses.

Pour atteindre ses objectifs, elle participe activement à la production théâtrale à travers des travaux de qualité et organise des rendez-vous de théâtre annuels, nationaux et internationaux. Elle lance également des cycles de formation et favorise la création de réseaux autour du théâtre. La Fondation est domiciliée au Complexe culturel d'Anfa à Casablanca et ses actions intègrent d'autres lieux : théâtres, écoles, lycées, universités, associations, quartiers populaires et autres espaces publics.



Par Hayat Kamal Idrissi |

Texte original sur : LE MATIN.ma