Reprise hier de l'exercice de theatre bien connu dit du miroir. Il consiste à être le reflet de son partenaire dans un action définie à l'avance ou improvisée, avec des accessoires ou non.

Ce qui a été confirmé est l'importance du lien entre les deux comédiens. Pour le comédien qui initie, la nécessité d'avoir un état lisible sans chercher à montrer, pour le comédien qui reflète, orienter sa réceptivité bien davantage sur la perception de l'état et de l'intention de l'autre que sur les détails de l'action, sans pour autant renoncer à la précision. Pour le public, l'écart imposé par des détails incompatibles (hier, par exemple, une des vestes à enfiler n'était manifestement pas à la taille de certains comédiens) entre les deux reflets particulièrement reliés par ailleurs peut être particulièrement savoureux.

Il a été également noté que les moments les plus poétiques, drôles, ceux où cela fonctionne le mieux en général sont souvent les plus simples et que la recherche d'un scénario compliqué ou d'une "histoire" n'apporte souvent pas grand chose.