Lors de la répétition de Macbeth, hier, Nadia nous a demandé que des chaises, puis des pupitres que nous disposions comme nous l'entendions "incarnent" les personnages que nous devions jouer, et que nous leur prêtions notre voix. Débarassés de la contrainte d'être physiquement sur scène, les voix ont du coup notablement changé, avec un gommage -notamment en ce qui me concerne- de tout ce qui était suffixes en "-ité" (théâtralité, sentimentalité et trémolos...), sans que l'intensité soit elle modifiée. Expérience intéressante dans la distance qu'elle instaurait. Nadia souhaiterait que nous conservions cette sensation même lorsque nous jouons sans intermédiaire.

Alex, quant à lui, a été très amélioré dans son jeu suite à des exercices d'épuisement physique et de prise en compte de contraintes parasites (ambiance menaçante, épuisement, danger physique) qui lui ont permis de se détacher de façon spectaculaire du texte récité.