Exercice hier pour dévelloper la sensibilité à la charge du texte dit et la nécessité pour toute scène de théâtre d'être basée sur un antagonisme, sur deux forces contraires.
La consigne était de partager une situation d'urgence avec un partenaire (celui-ci devant jouer l'urgence vitale qui les concerne tous les deux) et que celui qui devait dire le texte soit plein du désir de le faire partager malgré tout au public avant sa mort (ou autre évènement tragique).
Cet exercice a été très fort émotionnellement, certains comédiens étant allé chercher des ressorts très profonds et puissants. Ce n'était pas le seul point intéressant. La lutte physique (le fait que le partenaire aille jusqu'à traîner l'acteur sur le sol pour l'éloigner du danger) a donné, lorsque les deux comédiens étaient vraiment "dedans" une densité particulière au texte et a gommé tout souci de "bien dire" et toute intention mal venue. Une difficulté particulière pour celui qui était chargé du texte était de bien différencier les deux énergies et de passer instantanément de l'énervement contre le partenaire acharné à le sauver à l'amour (par exemple) qu'il voulait faire partager avant sa possible ou certaine fin.