Ces jours-là, un personnage géant de 8 mètres, la Petite Géante, va marcher sur les rues de la ville et offrir une aventure amusante au public islandais. On peut dire que la centre ville devient une grande salle de théâtre où la Géante et son père, le Géant, vont s’affronter.

Voici le début de l’histoire qui sera raconté : "Dans une expédition à Reykjavík, l’institut français de fouilles archéologiques découvre un Geyser sous les rues de Reykjavík. Les explorateurs trouvent alors un Géant endormi qui hiberne sous la ville depuis cent ans. Quand le Géant se réveille il n’est pas content et il détruit des voitures proches avec ses couverts géants. Les autorités se mettent en contact avec la fille du Géant, la Géante, et lui demandent de venir à Reykjavík pour calmer le public. Elle reste deux jours dans la ville et essaye de séduire son père vers le port. Comment se finira l’histoire ?"

Le planning et le chemin:

Vendredi 11 mai


10h30 La Géante se réveille à côté de Hljómskálinn et commence sa marche sur Fríkirkjuvegur, continuant à Pósthússtræti, Tryggvagata, Hafnarstræti, Lækjartorg, Skólavörðustígur et jusqu’à Hallgrímskirkja, où elle fait une sieste vers 13h00. La ligne verte montre le chemin de la Géante et la ligne bleu celui du Géant.
15.00 elle continue de Hallgrímskirkja, descend le Skólavörðustígur, monte le Laugavegur, Snorrabraut et marche sur Sæbraut jusqu’au port où elle se couche. La ligne verte montre le chemin de la Géante et la ligne bleu celui du Géant.
Samedi 12 mai
10.30 La Géante se réveille sur le port et prend une douche. Elle marche à Ingólfstorg, Aðalstræti, Lækjargata et Fríkirkjuveg où elle rencontre le Géant vers 11.30. La ligne verte montre le chemin de la Géante et la ligne bleu celui du Géant.
15.00 La dernière marche commence à Lækjartorg, monte le Hverfisgata, Snorrabraut, Sæbraut et jusqu’au port où la scène finale commence vers 17.00. La ligne verte montre le chemin de la Géante et la ligne bleu celui du Géant.

Le spectacle de la troupe française de théâtre de rue Royal de Luxe en Islande est le fruit de la coopération entre le festival français "Pourquoi pas? Un printemps français en Islande 2007", le festival des Arts de Reykjavik et la ville de Reykjavík. Beaucoup de services municipaux participent également au projet, comme Le Port de Reykjavík, Reykjavík Energie, la compagnie des bus, etc. En plus, les pompiers et la police participent et surveillent au projet. Environs 200 personnes participent à le spectacle du cirque de la rue ici en Islande. Glitnir est un grand sponsor de cet événement et le transport de tout le matériel de la troupe a été fait par Samskip.

Royal de Luxe a voyagé à travers le monde avec ses spectacles pour faire partager au public les aventures toujours nouvelles qu’ils créent dans les pays qu’ils visitent. La troupe a par exemple eu un grand succès à Londres en mai l’an dernier avec l’aventure, l’Eléphant du Sultan et la troupe a également eu beaucoup de succès à Santiago en Chili en janvier cet année. Royal de Luxe a voyagé à travers l’Europe, l’Afrique et l’Asie mais leur premier spectacle aux pays nordiques sera en Islande.


Source : Pourquoipas.is

Des « barbares de Luxe » en Islande Les Nantais de Royal de Luxe font de nouveau un pas de géant dans l'imaginaire collectif, de l'allée du Commandant-Charcot à Nantes à leur expédition actuelle en Islande. Dans le cadre du Printemps français en Islande, la compagnie Royal de Luxe a joliment intitulé sa nouvelle expédition nordique « Pourquoi pas » (1) du nom du navigateur français citoyen d'honneur d'Islande qui fit naufrage sur ses cotes en 1936.

Charriant rêve et émotion, tout coule depuis vendredi, premier jour de la parade de l'inédit « Geyser de Reykjavik », limpide et pur. Mais comme cette eau qui sort ici-bas des robinets, l'aventure des quatre semaines préparant le spectacle a pu parfois sentir le souffre. « Tu ne le sais que quand tu le vis. Pas quand tu vois le spectacle », souligne Joël Fleury, responsable technique. D'abord, à cause du froid. « Le temps change vite ici. Il a plu, il a gelé et fait très froid. Le jour où le matériel est arrivé par bateau avec la géante, on n'a pas pu décharger tant il neigeait », raconte un « Royal » arrivé dès le 16 avril avec l'équipe de six hommes d'un « Monsieur effets spéciaux », Étienne Louvieaux, dont Jean-Luc Courcoult salue le travail.

Autre cause, la frilosité des institutionnels relayée par la police sous les bonnets d'une population très libre et exubérante de créativité. « Même les Anglais qui sont stricts, étaient plus simples à Londres, constate Jean-Luc Courcoult qui, avec son équipe a dû batailler pour avoir leur geyser près d'habitations, leurs voitures cabossées dans les rues... et pour pouvoir dîner après 20 h au catering ! Depuis cette terre de Vikings, de contes sanguinolents et têtes coupées - où la petite géante dans la parenthèse de cette saga à l'islandaise devra trancher la tête de son père -, Jean-Luc Courcoult conclut dans un semi-sourire : « Ici, nous sommes vraiment vus comme des barbares. »

Véronique ESCOLANO.
Source : nantes.maville.com