Danièle Sallenave est née en 1940 à Angers. Normalienne, agrégée de lettres, traductrice de l'italien (La Divine Mimesis de P. P. Pasolini), elle a également collaboré au journal Le Monde, à la revue Le Messager européen et aux Temps Modernes.

Elle dénonce dans ses œuvres le fanatisme religieux et le communautarisme. Au même titre qu'Edgar Morin(Affaire Morin), elle fut condamnée pour la teneur de ses propos sur Israël et «les Juifs», ce qui fit l'objet d'une polémique. Il lui a été reproché également d’avoir propagé dans ses écrits un mythe relevant de la «thématique du complot» selon lequel les deux bandes bleues du drapeau israélien représenteraient le Nil et l’Euphrate (voir article en référence).

Prix Renaudot 1980 pour "les portes de Gubbio" Grand prix de littérature de l'Académie française 2005

Œuvres

Chez P.O.L

Adieu (1988) Conversations conjugales (1987) La Vie fantôme (1986) Un printemps froid (1983) Chez d'autres éditeurs

- Paysages de ruines avec personnages, Flammarion, 1975 - Le voyage d'Amsterdam ou les règles de la conversation, Flammarion, 1977 - Un Printemps froid, Seuil, 1985 - Rome, Autrement, 1986 - La Vie fantôme, Seuil, 1988 - Le Don des morts, Gallimard, 1991 - Le Théâtre des idées, Gallimard, 1991 Danièle Sallenave - Passages de l'Est, Gallimard, 1991 - Villes et villes, Des femmes, 1991 - Le Principe de ruine, Gallimard, 1991 - Lettres mortes, Michalon, 1995 - Les Portes de Gubbio, Hachette, 1980/Gallimard, 1995 - Les Trois Minutes du diable, Gallimard, 1994/1996 - Viol, Gallimard, 1997 - L'Amazone du grand Dieu, Bayard, 1997 - A quoi sert la littérature?, Textuel, 1997 - Carnets de route en Palestine occupée : Gaza-Cisjordanie, novembre 1997, Stock, 1998 - D'amour, Gallimard, 2002 - Nos amours de la France, en collaboration, Textuel, 2002 - dieu.com, Gallimard, 2003 - La Fraga, Gallimard, 2004

Citations

"Il y a plus de 20% d'ouvriers en France. Mes les "ouvriers" ont disparu, remplacés par les "opérateurs". Ainsi que les classes populaires. Fin du peuple. Il n'y a plus de place pour lui. Or, c'est bien l'une des raisons de l'interminable échec de leur intégration dans la communauté française : la majorité des musulmans de France appartient au peuple. Non aux élites de la finance, de la culture, du pouvoir. C'est en tant que "peuple" qu'ils ne trouvent pas aisément leur place en France, par qu'il n'y a plus en France de place pour le "peuple".

"On peine à imaginer un Dieu qui s'abaisse jusqu'à exiger que le fidèle transporte sa vaisselle en allant dîner en ville; un dieu qui vous fait brûler en enfer pour avoir mangé gras en carême, oblige la femme à montrer au rabbin son linge d'après menstrues avant de reprendre ses rapports avec son mari et le brahmane à relever soigneusement son cordon sacré avant de déféquer... Toutes les religions en ce sens voisinent avec l'idolâtrie qu'elles prétendent combattre."

"L'identité communautaire est la réponse la plus immédiate au tragique de la condition moderne, à l'isolement, à la solitude des individus placés en situation d'absolue interchangeabilité par les diktats de la production et du profit."

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