Bon, des photos du deuxième jour de ce mémorable stage de clown.
Tout d'abord, en prolégomène à toute critique future de certains danseurs de tango argentin (Rouuudyyy pour ne pas le nommer...) : oui, je sais, je n'aurais pas dû mettre de flash, oui, certaines sont floues...
Sinon, en tant que spectateur, une journée de rire intense avec des moments à s'étouffer.
Travail en costume, avec quelques retouches de Sabine. Improvisations avec des thèmes ou consignes. Chacun se rappelera notamment de l'attaque de la banque, de la projection de Frankenstein au cinéma (seul le premier clown sait quel film il regarde, les autres devant saisir par empathie ce qu'il ressent et l'amplifier en respectant une gradation, le quatrième clown devant porter cette émotion au paroxysme.) Un malentendu assez amusant : la compréhension par un des clowns de la consigne "tu dois être au dessus de ton voisin (sous-entendu : un cran au dessus dans l'émotion)" au pied de la lettre avec escalade du partenaire. Autre situation assez folle, un problème de non-contagion du ressenti avec deux clowns qui hurlent de rire et deux autres qui pleurent en regardant le même film.
Personne n'oubliera non plus ce clown plus intéressé par son voisin que par le film, cet inquiétant clown russe et son bébé ou ce soldat en jupette dont les jambes s'arquent avec la fatigue et dont le défilé tourne à la farce délirante. Personne n'oubliera ceci ou cela, mais moi, j'oublie évidemment d'en citer. Mes excuses aux non-nommés.
Au point de vue travail, toujours aussi dur en ce qui me concerne d'accepter le risque du vide, de concilier respect de la consigne, manifestation de son imaginaire et contact permanent avec les partenaires et le public.