blog cours de theatre

mardi 22 avril 2008

Vocabulaire du theatre

Suite à de nombreuses questions et par souci de précision dans le vocabulaire, nous vous présentons ci-dessous une liste de mots en rapport avec le theatre (aussi bien le plan des différentes parties d'un theatre que le vocabulaire de la mise en scène, du jeu de l'acteur ou de l'écriture théatrale), classés par ordre alphabétique.

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jeudi 20 décembre 2007

Le comique

Dans la rubrique "les mots", quelques réflexions sur le comique.

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mardi 8 mai 2007

Pourquoi une catégorie "les mots"

Ni encyclopédie, ni dictionnaire, ni savoir figé, les éléments proposés dans Les mots sont principalement des ouvertures à la réflexion, de petites pierres de vocabulaire ou de théorie, des points de départs par rapport auxquelles la pensée peut se positionner et les idées se clarifier.
C'est pourquoi nous y incluons des articles dont nous ne sommes pas les auteurs, considérant qu'un étudiant comédien ne peut faire l'économie d'avoir un avis sur les thèmes abordés et espérant à terme que ces rubriques fassent l'objet de commentaires et de débats.

vendredi 4 mai 2007

Techniques théâtrales

Les Techniques théâtrales sont des processus qui facilitent la représentation d'une œuvre théâtrale. Elles incluent les pratiques qui améliorent la compréhension que le public aura de la mise en scène et du jeu des acteurs.

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L'art de la mise en scène

L'art de la mise en scène, L. Becq de Fouquières

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Mise en scène

La mise en scène est selon la définition d'André Antoine (considéré en France comme le premier metteur en scène) « l'art de dresser sur les planches l'action et les personnages imaginés par l'auteur dramatique ».

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mardi 24 avril 2007

La répétition. Anouilh

Jean ANOUILH, La répétition ou l'amour puni, (La Table Ronde, 1951, rééd. Gallimard, coll. Folio, acte Il, p. 39-42)



Le Comte a reçu en héritage d'une vieille tante le château de Ferbroques à condition d'y élever douze orphelins. Pour cette tâche difficile, il a engagé une jeune fille, Lucile, dont les vingt ans l'attirent. Il organise au château une représentation de La double inconstance de Marivaux. Il sera le Prince, et Lucile sera Sylvia. Mais le théâtre et la vie vont curieusement interférer.

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Les spectacles. Rousseau

La lettre à d'Alembert sur les spectacles est une réponse à l'article « Genève », de l'Encyclopédie. Rousseau y fustige les héros tragiques trop souvent criminels et les comédies dont le propos est de ridiculiser la vertu. Dans son ensemble, le théâtre est considéré comme un facteur d'immoralité.

Qu'est-ce que le talent du comédien ?

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Les acteurs de bonne foi

Les acteurs de bonne foi

Personnages

Madame Argante, mère d'Angélique.

Madame Amelin, tante d'Eraste.

Araminte, amie commune.

Eraste, neveu de Madame Amelin, amant d'Angélique.

Angélique, fille de Madame Argante.

Merlin, valet de chambre d'Eraste, amant de Lisette.

Lisette, suivante d'Angélique.

Blaise, fils du fermier de Madame Argante, amant de Colette.

Colette, fille du jardinier.

Un notaire de village.

La scène est dans une maison de campagne de Madame Argante.




(Merlin, Colette, Lisette et Blaise répètent puis jouent une comédie écrite par le premier. Du moins ils essayent.)

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Le métier de comédien

Pierre Nicole (1625-1695) défend ici les positions jansénistes (marquées par une rigueur morale affirmée).

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Pierre Corneille. L'illusion comique

Corneille : L'Illusion comique



Pridamant, qui a perdu de vue son fils Clindor, va consulter un magicien, Alcandre. Ce dernier lui fait voir son fils engagé dans des aventures qui se terminent pas sa mort.

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vendredi 20 avril 2007

Stendhal. Le soldat de Baltimore

Le soldat de Baltimore



L'année dernière (août 1822), le soldat qui était en faction dans l'intérieur du théâtre de Baltimore, voyant Othello* qui, au cinquième acte de la tragédie de ce nom, allait tuer Desdemona, s'écria « Il ne sera jamais dit qu'en ma présence un maudit nègre aura tué une femme blanche. » Au même moment le soldat tire son coup de fusil, et casse un bras à l'acteur qui faisait Othello. Il ne se passe pas d'années sans que les journaux ne rapportent des faits semblables. Eh bien ! ce soldat avait de l'illusion, croyait vraie l'action qui se passait sur la scène. Mais un spectateur ordinaire, dans l'instant le plus vif de son plaisir, au moment où il applaudit avec transport Talma-Manlius disant à son ami : « Connais-tu cet écrit ? », par cela seul qu'il applaudit, n'a pas l'illusion complète, car il applaudit Talma, et non pas le Romain Manlius ; Manlius ne fait rien de digne d'être applaudi, son action est fort simple et tout à fait dans son intérêt.

Stendhal, Racine et Shakespeare, 1



  • Othello ou le More jaloux est une tragédie de Shakespeare. Le personnage principal, général noir de la ville de Venise, est marié à Desdémone, qu'il aime profondément. Mais le traître Iago, par des manoeuvres scélérates, le rend jaloux à tel point qu'il étrangle sa femme.

Comédien selon Brecht

Voulant produire des effets de distanciation, le comédien doit renoncer aux artifices qu'on lui a appris pour amener le public à s'identifier à ses personnages. Comme il ne se propose plus de mettre son public en transes, il ne faut pas qu'il s'y mette lui-même. Ses muscles doivent rester décontractés. ... Sa diction doit être exempte de tout ronron d'église et de ces cadences qui bercent le public au point de lui faire perdre le sens des phrases. S'il doit représenter un possédé, il se gardera de donner l'impression de l'être lui-même ; sinon comment les spectateurs découvriraient-ils ce qui possède le possédé ?

A aucun moment il ne se laisse aller à une complète métamorphose. Un jugement du genre : « Il ne jouait pas le rôle de Lear, il était Lear », serait pour lui le pire des éreintements. Il doit se contenter de montrer son personnage ou, plus exactement, ne pas se contenter de le vivre ; ce qui n'implique pas qu'il lui faille rester froid même lorsqu'il joue des personnages passionnés. Simplement, ses propres sentiments ne devraient pas se confondre automatiquement avec ceux de son personnage, de sorte que le public, de son côté, ne les adopte pas automatiquement. Le public doit jouir sur ce point de la plus entière liberté.

Exiger du comédien qu'il se tienne sur le plateau sous une double appartenance, à la fois comme Laughton et Galilée, exiger de Laughton le montreur qu'il ne disparaisse pas derrière Galilée le montré (exigence qui a valu à ce mode de jeu le nom d'épique), c'est simplement se refuser à dissimuler plus longtemps le processus réel et profane qui se déroule sur la scène. Car c'est tout de même Laughton que l'on trouve sur le plateau, Laughton qui nous montre comment il se représente Galilée ! D'ailleurs, ne serait-ce qu'à cause de son admiration pour lui, le public ne saurait oublier qu'il voit Laughton en personne, et même si celui-ci tentait une complète métamorphose. Il faut que le comédien fasse de l'action même de montrer un acte artistique.

Bertolt Brecht, Petit Organon pour le théâtre, 47-49, 1948

L'Echange. Paul Claudel

Dans l'Échange, pièce créée en 1893-1894 et dont l'action se passe en Amérique, Paul Claudel (1868-1955) met en scène une actrice, Lechy Elbernon.




LECHY ELBERNON Je suis actrice, vous savez. Je joue sur le théâtre. Le théâtre. Vous ne savez pas ce que c'est ?

MARTHE Non.

LECHY ELBERNON Il y a la scène et la salle. Tout étant clos, les gens viennent là le soir, et ils sont assis par rangées les uns derrière les autres, regardant.

MARTHE Quoi ? Qu'est-ce qu'ils regardent, puisque tout est fermé ?

LECHY ELBERNON Ils regardent le rideau de la scène. Et ce qu'il y a derrière quand il est levé. Et il arrive quelque chose sur la scène comme si c'était vrai.

MARTHE Mais puisque ce n'est pas vrai ! C'est comme les rêves que l'on fait quand on dort.

LECHY ELBERNON C'est ainsi qu'ils viennent au théâtre la nuit.

THOMAS POLLOCK NAGEOIRE Elle a raison. Et quand ce serait vrai encore, qu'est-ce que cela me fait ?

LECHY ELBERNON Je les regarde, et la salle n'est rien que de la chair vivante et habillée. Et ils garnissent les murs comme des mouches, jusqu'au plafond. Et je vois ces centaines de visages blancs. L'homme s'ennuie, et l'ignorance lui est attachée depuis sa naissance. Et ne sachant de rien comment cela commence ou finit, c'est pour cela qu'il va au théâtre. Et il se regarde lui-même, les mains posées sur les genoux. Et il pleure et il rit, et il n'a point envie de s'en aller. Et je les regarde aussi, et je sais qu'il y a là le caissier qui sait que demain. On vérifiera les livres, et la mère adultère dont l'enfant vient de tomber malade. Et celui qui vient de voler pour la première fois, et celui qui n'a rien fait de tout le jour. Et ils regardent et écoutent comme s'ils dormaient.

MARTHE L’œil est fait pour voir et l'oreille Pour entendre la vérité.

LECHY ELBERNON Qu'est-ce que la vérité? Est-ce qu'elle n'a pas dix-sept enveloppes, comme les oignons ? Qui voit les choses comme elles sont ? L’œil certes voit, l'oreille entend. Mais l'esprit tout seul connaît. Et c'est pourquoi l'homme veut voir des yeux et connaître des oreilles. Ce qu'il porte dans son esprit, - l'en ayant fait sortir. Et c'est ainsi que je me montre sur la scène.

MARTHE Est-ce que vous n'êtes point honteuse ?

LECHY ELBERNON Je n'ai point honte ! mais je me montre, et je suis toute à tous. Ils m'écoutent et ils pensent ce que je dis ; ils me regardent et j'entre dans leur âme comme dans une maison vide. C'est moi qui joue les femmes : La jeune fille, et l'épouse vertueuse qui a une veine bleue sur la tempe, et la courtisane trompée. Et quand je crie, j'entends toute la salle gémir.

Paul Claudel, l'Échange (1ère version), Mercure de France.

Deux conceptions du jeu de l'acteur

J'écris par les oreilles. Pour les acteurs pneumatiques.

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