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samedi 14 avril 2007

Atelier theatre enfants et adolescents du Collectif 12

Nous avons assisté aujourd'hui au Collectif 12, à Mantes la Jolie, à un spectacle de fin d'atelier.
Le projet est plus qu'ambitieux : monter sur l'année Le Roi nu, d'Evguéni Schwartz en accueillant des enfants et adolescents pour la plupart débutants durant seulement cinq après-midi à chaque vacances scolaires (en plus le groupe se modifie à chaque fois).

Petit rappel de l'histoire : Des petits cochons, leur gentil gardien, une clairière, une princesse enthousiaste, jeune et belle, ses dames de cour... La princesse tombe amoureuse du charmant porcher, mais le roi, son père, souhaite évidemment pour elle une union digne de son rang. Il l'enferme donc, la fait surveiller, et l'envoie se marier avec le roi du pays voisin, un homme fort laid, imbécile, fier de sa personne, qui tyrannise lamentablement son peuple. Heureusement, le jeune porcher, avec l'aide de son meilleur ami, invente mille stratagèmes pour faire échouer ce mariage et triompher l'amour. Le Roi nu est une oeuvre jubilatoire, insolente, drôle, un éclat de rire du début à la fin. Cette pièce pour adultes (et pour enfants) s'inspire de trois contes d'Andersen : La Princesse et le porcher, La Princesse sur un pois et Les Habits neufs de l'empereur.

Eh bien, pour l'instant, le résultat est étonnant. Il y a un véritable esprit de troupe qui semble naître à chaque fois, avec de petites perles de jeu, une mise en scène de qualité et une homogénéité étonnante de ce groupe, bien dans l'histoire. Félicitations aux comédiens (Eric Garmirian, Marie Pierre Revelut et Mbembo) qui managent cet atelier et vivement la fin de l'année pour voir l'ensemble de la pièce !

Clown

Un clown est un personnage comique. Le mot vient de l'ancien anglais « clot » ou « clod », désignant un être rustaud et maladroit.

Sommaire 1 Clown de cirque 2 Clown de théâtre 2.1 Dans le théâtre élisabéthain, au XVe siècle 2.2 Scène contemporaine, au XXe siècle 3 Clown, rock et danse 4 Découvrir le clown en soi 5 Le clown en entreprise et dans le commerce 6 Clown-thérapeute 7 Origines : besoin du personnage clownesque comme contre-point à la tragédie 8 Le clown diversifié 9 Le clown maléfique 10 Anecdotes 11 Voir aussi 11.1 Articles connexes





Clown de cirque



Paul CézanneAu tout début, le clown est né en Angleterre dans les cirques équestres quand les patrons de ces cirques se sont rendus compte que le public s'ennuyait. Il a engagé des paysans qui ne savaient pas monter à cheval pour entrecouper les performances des cavaliers. (il "vandalisait" la piste entre chaque numéro d'où Clown de reprise)

Ensuite, petit à petit,durant le XVIIIe siècle, suivant les différentes acrobaties, il suivait toujours le mouvement pour le rendre drôle et attirant (le clown sauteur, le clown acrobate...). il devint réellement seul (toujours en Angleterre, même si le personnage s'étendait vers la France, connue elle aussi pour ces cirques)quand un protagoniste trouva le moyen de faire rire la salle sans avoir besoin des artistes qui l'entouraient, ce fut le premier clown maquillé et costumé comme un arlequin.

Il était souvent de condition sociale assez misérable et pouvait être porté sur l'alcool et la violence (d'où le nez rouge plus tard). Au fur et à mesure, il fut intégré dans le spectacle ayant souvent le rôle du souffre-douleur à qui il arrive plein de mésaventures, souvent en duo (le clown Blanc et l'Auguste).

Le clown blanc a un maquillage blanc, et des sourcils retracés révélant son caractère. Selon la tradition, il se déplace sur la piste toujours dos au public, ne le regardant jamais. Il utilise ses bras de façon très digne et démonstrative, semblant dire au public « Regardez comme je suis beau ». Son univers est réglé et c'est lui qui commande. L'Auguste est le clown au nez rouge (le plus petit des masques)il est toujours maquillé en noir, blanc rouge selon la tradition. Il peut traverser la piste et aller dans le public. Il déstabilise le clown blanc, même s'il est plein de bonne volonté. Le clown doit réaliser une performance au travers d'un numéro dans lequel les accidents s'enchaînent. Son univers se télescope souvent avec celui du clown blanc qui le domine. Pour les costumes, les maquillages et les ustensiles : ils ont évolués avec le temps et le clowns s'est maquillé avec des couleurs autre que le rouge, le clown blanc est devenu poète et musicien...

d'après de nombreuses personnes mais c'est encore invérifiable, le premier à avoir lancé le mouvement "clowns dans l'art" serait Mr Bonin, artiste clown. Les clowns eux aussi ont dorénavant un mouvement artistique en pleine expansion. Parmi les clowns ayant eu une renommée internationale, on peut citer Oleg Popov en Russie, le suisse Grock,en Angleterre Joe Grimaldi, les freres Hanlon-Lee et en France Jean-Baptiste Auriol, Footit & Chocolat, Dario & Bario, les Fratellini (Paul,Francois,Albert), Annie Fratellini & Pierre Etaix, les 3 Fratellini (les cradocks), Victor Fratellini, Achille Zavatta, Antonet et Beby, Rhum, Porto,les Cairoli , Charlie Rivel, les Bario, les Rastelli, Pipo, Alex, Michel Francini, Zippo, Mr Bonin, Josué, Leo Bassi, Jango Edwards, etc.

Dans le nouveau cirque, la fonction du clown et son style évoluent. Et l'art commence a s'y intéresser petit a petit avec notamment l'apparition d'un nouveau mouvement artistique, "le Boninisme".

Clown de théâtre Le clown de théâtre est arrivé début du XIXe siècle. Certains artistes voulurent mélanger Shakespeare et le cirque. Ce fut un bide total, le public voulait des acrobaties, pas du texte. Même si certains clowns sont célèbres grâce aux quelques phrases qu'ils lançaient comme "1,2,3..." ou "Musique!", cela n'en fait pas forcément des clowns-acteurs.

Puis plus tard (XXe siècle), les comédiens burlesques firent leur apparition comme Raymond Devos et Coluche, qui, dans tous leurs spectacles, ont gardé dans leurs gestes et état d'esprit une attitude typique du clown.

Dans le théâtre élisabéthain, au XVe siècle Le clown était, par exemple, un personnage traditionnel du théâtre élisabéthain. S'il était gaffeur, lourdaud et ridicule, il faisait également preuve d'un grand bon sens, et parfois même d'un cynisme proche de celui du bouffon. Il apparut dans le théâtre populaire en Angleterre au XVe siècle et remplaça le personnage d'old vice (trop vieux et pas assez commode pour faire rire) qui n'était autre que le serviteur et homme de main du diable. Évidemment, le clown étant un personnage de comédie, il n'était jamais à la hauteur des tâches sournoises que son maître lui confiait, ce qui servait évidemment la dramaturgie.

Scène contemporaine, au XXe siècle Dans la seconde moitié du XXe siècle ont eu lieu des expériences de rencontre et de fusion entre les différents genres clownesques et le théâtre. Un certain nombre de « types » ont émergé partout dans le monde. Sol, Buffo, Dimitri, Franz-Josef Bogner, Slava Polunin, Django Edwards, Boleslav Polivka, Feruccio Soleri, Dario Fo en sont des exemples.

Clown, rock et danse Depuis quelques années, le personnage du clown a été intégré dans une forme de rock violent : Insane Clown Posse, ainsi que par le groupe français Les Wriggles. On peut également noter l'émergence du krump (danse actuelle issu de Los Angeles, à l'instigation de Tommy le clown issu du hip hop clowning.

Découvrir le clown en soi Aujourd'hui, le clown est un objet d’apprentissage. Deux branches se distinguent assez nettement – de même que pour le théâtre et le chant. Une première branche reste dans le mode classique de la transmission d’un savoir faire. Un nouveau mode est celui de l’exploration de soi pour enrichir son savoir être : découvrir le clown en soi qui est déjà là, endormi voire réprimé.

Au début des années 1980 est apparue l'une des premières écoles de formation de clowns : le Bataclown 1 Formation basée sur un travail approfondi de l'improvisation, elle invite chacun "à la recherche de son propre clown". car Le clown n'est pas une fonction, mais un état : on ne « fait » pas le clown, on « est » clown.

Le clown en entreprise et dans le commerce De même que s’est développé un théâtre pour l’entreprise, des clowns ont élaboré des modèles d’intervention pour enrichir les congrès, séminaires, etc. d’entreprises ou d’institutions, ou pour contribuer à la formation du personnel. La "clownanalyse",basée sur l'improvisation et inventée par le Bataclown 2, remporte un succès considérable dans les séminaires et congrès d'entreprises, avec à son actif plus de 1000 prestations, depuis plus de 25 ans. Le principe en est souvent de jouer en « négatif » – au sens photographique du terme – des situations de management, de communication interne ou externe, etc.

D'autre part, le personnage du clown est souvent utilisé par des publicitaires, pour promouvoir des produits ou des lieux de distribution, l'enfant étant la cible principale.

Clown-thérapeute Il y a aussi ce qu'on nomme des clowns relationnels, terme attribué à Christian Moffart. Ces derniers travaillent dans les hôpitaux.

Il y a différentes associations qui regroupent ces clowns. En voici quelques-unes :

Hôpiclowns, Cliniclowns, Vivre aux éclats, rire médecin Clowns Z'Hôpitaux ART ET SANTE Clowns sans Frontières

Origines : besoin du personnage clownesque comme contre-point à la tragédie

« Le rire est le propre de l’homme. » (Rabelais). Il est pourtant difficile de trouver des traces des comportements clownesques des premières civilisations. Les vertus thérapeutiques du rire ont été identifiées très anciennement et l’on peut penser – du fait de sa présence sur plusieurs continents - que le clown-thérapeute est né il y a fort longtemps.

Le théâtre grec ancien a d’abord mis en scène les épopées jusqu’alors récitées par l'aède. Le personnage unique était un chœur de douze acteurs environ. On trouve des traces lointaines de cette mise en scène dans le clown moderne « en groupe ».

À l’âge d’or du théâtre grec est apparu le personnage tragique. Ce n’est que par contre-point à ce personnage tragique qu’a pu naître le personnage comique.

On observe le même phénomène dans les pratiques de carnaval. Les mises en scènes comiques – à base scatologique et sexuelle – ont d’abord été des parodies des rituels religieux – messe, procession, etc.

Du fait du phénomène dit de « désenchantement du monde », le rôle transgressif du clown s'est progressivement effacé au profit d'une mise en scène des interrogations de l'individu face à l'hypermodernité comme dans le film de Chaplin, Les Temps modernes.

Une des origines du duo de clowns ; en Égypte sous l'occupation romaine (hypothèse), l'auguste représente l'empereur romain que les Égyptiens occupés voulaient ridiculiser. Le clown blanc représente le roi de Thèbes avec sa couronne blanche en forme de mitre devenu le petit chapeau conique du clown blanc. Le duel à coup d'échange d'énigmes est une coutume du Moyen-Orient antique notamment mentionnée dans un papyrus tardif rapportant le conflit entre le roi Apophis occupant la région des Hyksos dans le delta du Nil et le roi Thébain Se-qen-en-ré. Celui qui ne savait pas répondre à une énigme était considéré comme vaincu par son adversaire avec toutes les conséquences que cela pouvait entraîner pour lui-même et ses partisans...(Le roi thébain Se-qen-en-ré qui n'a pas su résoudre l'énigme concernant les hippopotames de Thèbes a péri affreusement mutilé. Sa momie au musée du Caire en est le témoin).

Le clown diversifié

Le clown est un personnage symbole ancré dans l’inconscient collectif de la société occidentale au même titre que le diable, le père Noël, la fée, la mort, le vampire, l’ogre, etc... liste a laquelle on pourrait ajouter le cow-boy l’indien, le voleur, le gendarme, etc...

Le clown n’est donc plus un individu mais un symbole avec une forte connotation visuelle (nez rouge ou aspect), peu de caractèristiques psychologiques et, finalement, pas de but précis ; à la différence du père Noël ou de la mort qui eux sont missionnés.

Cela implique donc que l’on peut manipuler assez librement ce symbole (être clown) pour influencer les masses, les groupes, les individus, son moi, par le biais de l’inconscient collectif, cela pour arriver à un but ou une fin ou pour combler un désir. Cette manipulation peut d’ailleurs être faite de manière totalement inconsciente par simple attirance envers le symbole du clown.

Quand on comprend cette idée on se rend compte que le clown est avant tout un outil mais dans le même temps c’est aussi lui, qui le pratique, qui devient le symbole. C’est donc normal qu’il y ait tant de façons d'être clown car il y a aussi autant de façons de vivre que de pays.

L’important réside donc dans les buts et les désirs recherchés en étant clown. Si ceux-ci sont comblés grâce au clown et bien le clown aura bien servi son maître : celui qui pratique.

Les clowns portent des prénoms selon leur maquillage : Arlette est le plus connu. Les couleurs principales sur son visage sont : le jaune, le rouge et le blanc. Auguste est un clown triste : Il n'a que du blanc et du noir, et ses yeux sont comme transpercés par des piques noirs dans son maquillage.

Le clown maléfique De nombreuses personnes ont peur des clowns ou les détestent, leur apparence grotesque et tempérament imprévisible y étant parmi les raisons. Cela créa le personnage type du clown maléfique.

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Theatre

Le théâtre désigne à la fois l'art de la représentation dramatique et le bâtiment dans lequel se déroulent les spectacles de théâtre.

Jadis, le mot désignait également la scène ou le plateau, c'est-à-dire toute la partie cachée du public par le rideau.

Au sens figuré, théâtre désigne un lieu où se déroule une action importante. Par exemple : un théâtre d'opération (militaire).

Aujourd'hui, à l'heure des arts dits pluridisciplinaires, la définition de l'art du théâtre est de plus en plus large (jusqu'à se confondre avec l'expression spectacle vivant), si bien que certains grands metteurs en scène n'hésitent pas à dire que pour qu'il y ait théâtre, il suffit juste d'avoir un lieu, un temps, un acte et un public.

Il s'agit de spectacles dans lesquels des acteurs incarnent des personnages pour un regard extérieur (le public), dans un temps et un espace limités. Les dialogues écrits sont appelés pièces de théâtre, mais il peut y avoir également du théâtre sans texte écrit ou même sans aucune parole. Dans la création contemporaine les frontières entre les différents arts de la scène (théâtre, mime, cirque, danse...) sont de plus en plus ténues, si bien que certains professionnels n'hésitent pas à remplacer le mot théâtre par les mots spectacle pluridisciplinaire, ou spectacle vivant, mettant ainsi l'accent sur le métissage des disciplines.

Sommaire 1 Origine 2 L'acteur 2.1 Acteurs mythiques de théâtre 2.2 Dynasties d'artistes de théâtre 3 Le personnage 4 Le metteur en scène 5 Qu'apporte le théâtre ? 5.1 Portée édifiante 6 Les genres 7 Les festivals 8 Les auteurs célèbres 9 Théâtre et Internet 10 Bibliographie succincte 11 Voir aussi 11.1 Articles connexes 11.2 Liens externes





Origine



Le théâtre de Taormina, vision que donne Gustav Klimt du théâtre grec antique. Voir l’article Histoire du théâtre. C'est d'abord à l'époque grecque antique qu'apparaît le theatron (at?, qui vient de ?e??µa? : regarder, contempler). Il désigne alors l'hémicycle destiné aux spectateurs, un théâtre est donc à l'origine un lieu d'où le public observe un spectacle. À la Renaissance, la signification s'étend non seulement à l'ensemble de l'édifice de spectacle, scène comprise, mais également à l'art dramatique. Ce n'est qu'après la période du théâtre classique que le terme désigne aussi la littérature écrite spécialement pour la représentation théâtrale.

Le théâtre est né en Grèce, où des concours tragiques existent depuis le VIe siècle av. J.-C.. Il est apparu à Rome à la fin du IIIe siècle av. J.-C. Les représentations font partie des « jeux » (ludi), fêtes officielles de la cité. À Rome, on édifie d'abord des théâtres en bois, où seuls les spectateurs des premiers rangs sont assis, puis des théâtres en pierre : théâtre de Pompée en 55 av. J.-C., de Balbus en 13 av. J.-C., de Marcellus en 13 ou 11 av. J.-C. En Campanie, par exemple à Pompéi, on construit des théâtres en pierre dès le IIIe siècle. À l'époque impériale, chaque ville romaine a son théâtre, comme Ostie en Italie, Orange en Gaule, Sabratha en Afrique...

L'acteur Voir l’article Acteur. L'acteur de théâtre est difficile à définir car dans notre vie quotidienne nous sommes tous acteurs. Mais plutôt des acteurs sociaux, car nous vivons en société. Nous changeons de rôle plusieurs fois par jour : au travail, en famille, entre amis, etc. Ces rôles font partie de notre être, ils sont constituants. Mais nous exagérons parfois le jeu. Les rôles sociaux sont indispensables : ils donnent de la cohérence à la société, donnent une place à chacun. Ils sont rassurants.

Le réel acteur de théâtre ne joue en général qu'un seul rôle à la fois, clairement défini, cohérent et généralement bien plus que dans la vie réelle. L'acteur sait qu'il n'est pas réellement le personnage. Les rôles de théâtre ne sont donc pas constituants. Un acteur s'investit cependant dans son rôle avec sa personnalité et son vécu. C'est souvent cela qui rend le rôle plus fort, meilleur. Il n'empêche que certains acteurs sont accusés de trop jouer tous leurs personnages de la même manière, de cabotiner. Ce problème du paradoxe sur le comédien est clairement exposé par Diderot.

Acteurs mythiques de théâtre Molière (1622-1673) Marie Champmeslé (1642-1698) Adrienne Lecouvreur (1695-1730) Talma (1763-1826) Edmund Kean (1787-1833) Frédérick Lemaître (1800-1876) Rachel (1821-1858) Mounet-Sully (1841-1916) Sarah Bernhardt (1844-1923) Eleonora Duse (1858-1924) Sacha Guitry (1885-1957) Louis Jouvet (1887-1951) Laurence Olivier (1907-1989) Gérard Philipe (1922-1959)

 Dynasties d'artistes de théâtre

Famille Barrymore Famille Béjart Famille Brasseur Famille Dasté Famille Dugazon Famille Hus Famille Redgrave





Le personnage Voir l’article Personnage de théâtre. Au théâtre comme au cinéma, un personnage est joué par un acteur mis dans les circonstances/situations créées par un texte ou opposées par la vision d'un metteur en scène/réalisateur.

Le metteur en scène Le metteur en scène au théâtre prend une réelle dimension à la fin du XIXe siècle. Il acquiert la place de « maître du plateau ». Ce bouleversement est notamment provoqué par Constantin Stanislavski, auteur et metteur en scène russe né en 1863 à Moscou, qui va, à 35 ans, créer avec Vladimir Nemirovitch-Dantchenko le Théâtre d'Art de Moscou. Il y crée des spectacles de Tchekhov notamment (Les Trois Sœurs, 1900) et y enseigne une nouvelle pratique du théâtre basée sur le travail corporel, le travail physique et le refus du jeu conventionnel. Ce « système » (nom donné, par les contemporains, à sa façon de travailler) qu'il décrit dans son livre, La formation de l'acteur, influence ses successeurs, dont Valère Novarina, Claude Régy ou encore Jean Vilar qui, dans la préface du roman, expose qu'« il n'est pas de comédien authentique qui n'ait, un jour ou l'autre, emprunté, sciemment ou non, quelques-uns des sentiers » du livre de Stanislavski.

Qu'apporte le théâtre ?



MarivauxPourquoi, si nous jouons déjà naturellement des rôles, nous sommes-nous mis à jouer du théâtre ? De façon générale, comme nous le rappelle Aristote dans La Poétique, nous réagissons différemment dans la vie, et face à une œuvre d'art. Un cadavre en décomposition nous horrifie, mais une nature morte nous ravit. Il y a donc un pouvoir propre à la représentation (mimésis), au jeu, qui nous permet d'appréhender avec plaisir ce qui autrement nous pose problème.

Nous jouons donc du théâtre pour faire face aux mystères et conflits qui nous inquiètent. Nous cherchons ainsi à créer un miroir social, un reflet plus ou moins caricatural de la société, qui permet de mieux la comprendre, et de mieux dénoncer ses failles : ce rôle politique était particulièrement évident dans la Grèce antique, avec la comédie ancienne. Mais on peut aussi se souvenir de cette citation du Hamlet de Shakespeare « for any thing so overdone is from the purpose of playing, whose end, both at the first and now, was and is, to hold, as 'twere, the mirror up to nature » ; le théâtre est aussi un miroir tendu à la nature : le spectateur, comme l'acteur, vient chercher une réponse, se construire une identité. Enfin le théâtre peut avoir un effet cathartique, servant d'exutoire aux passions qui ne sont pas autorisées par la société. Le théâtre peut aussi être un divertissement, sans autre objectif de changer les idées à ses spectateurs, par l'utilisation du comique, notamment.

A noter le travail d'Augusto Boal qui aborda une manière de faire du théâtre résolument politique, c'est-à-dire qu'il faisait jouer à des gens des situations conflictuelles en changeant la position des personnages : par exemple, le directeur qui avait licencié tel salarié jouait le rôle du salarié. Cela permettait de régler certains conflits. C'est l'origine de ce qu'on a appelé le théâtre forum, et en Belgique le théâtre-action.

Portée édifiante Molière lui-même le disait, traduisant ainsi une devise de Santeul : le but de la comédie est de corriger les mœurs (castigat ridendo mores), ce qui vaut aussi pour la tragédie. Ces deux formes théâtrales ont en effet une portée édifiante.

La comédie se propose de « corriger les vices des hommes en les divertissant », dit Molière. Cet auteur, tout en faisant rire les spectateurs par des passages comiques tirés de la farce, un genre qu'il a longtemps joué, tournait en ridicule les travers humains. Il le dit lui-même? : « On veut bien être méchant, mais on ne veut pas être ridicule ». Il s'est ainsi moqué du pédantisme dans Les Femmes savantes, des faux dévots et des crédules dans Tartuffe ou l'Imposteur, de l'avarice dans L'Avare, des faux savants - il y vise en particulier la médecine - dans Le Malade imaginaire, etc. La tragédie tente, elle aussi, de corriger les vices des hommes, ou plutôt leurs passions, de deux manières : d'abord en montrant les dégâts que peuvent provoquer les passions : dans les tragédies, les passionnés se font tuer, tuent ou se suicident, deviennent fous, tel Oreste à la fin d'Andromaque de Racine (hors de la scène, par respect de la règle des trois unités) ; ensuite, les dramaturges comptent sur la « catharsis » (du grec ?a?s : “purification”), ou purgation des passions : les spectateurs d'une tragédie sont ainsi censés se purger, se purifier des passions en les vivant par procuration en éprouvant terreur et pitié, comme l'écrit Aristote dans sa Poétique.

Les genres Voir l’article Genre théâtral. Un genre théâtral est le résultat d'une création dramatique correspondant à une forme précise. Le spectateur, connaissant un genre donné, saura à quoi s'attendre. Selon la présentation de l'œuvre (tragédie, comédie...), il aura une vision stéréotypique de l'œuvre.

Le genre est donc, avant tout, une convention qui donne un cadre, une forme précise. C'est un premier échange implicite entre l'artiste et le spectateur.

Voir, par exemple, la comédie, la pantomime, la romance, la tragédie, la tragicomédie, la tragédie lyrique, les mystères médiévaux, le théâtre de marionnettes, le théâtre forum, le théâtre d'improvisation, le théâtre en plein air, le théâtre de rue, le théâtre expérimental, l'art performance, la danse-théâtre (ou théâtre-danse), le café-théâtre d'improvisation, le théâtre de l'absurde, le conte, la revue...

Depuis quelques années est apparu un genre nouveau : le théâtre témoignage. Les premiers spectacles abordaient la question des drames vécus par les personnels ayant subi des licenciements économiques (Les yeux rouges pour les employés de Lip ; 501 blues pour ceux de Lewis)Puis sont apparus des spectacles témoignant des horreurs des génocides de la fin du XXeme siècle : Olivier Py et son Requiem pour Srebrenica, ou encore Jacques Decuvellerie avec Rwanda 94.

Les festivals Voir l’article Festival de théâtre. Le festival le plus renommé en France est le Festival d'Avignon. Il existe de nombreux festivals, notamment en période estivale. Certains se concentrent sur un genre particulier (Aurillac pour le théâtre de rue, ou celui de Charleville-Mézières pour le théâtre de marionnettes, par exemple) ou bien restent généralistes en tentant la plupart du temps de programmer un spectacle avec une tête d'affiche pour attirer le public.

Les auteurs célèbres Voir l’article Dramaturge. Théâtre antique

Aristophane Eschyle Euripide Ménandre Naevius Plaute Sénèque Sophocle

Théâtre classique

Beaumarchais Corneille Robert Garnier La Chaussée Marivaux Molière Racine

Théâtre baroque

Calderón Ford Marlowe Tirso de Molina Shakespeare Lope de Vega

Théâtre romantique

Chateaubriand Alexandre Dumas Théophile Gautier Victor Hugo Alfred de Musset Edmond Rostand Alfred de Vigny

Vaudeville

Charles-Simon Favart Georges Feydeau Georges Courteline Edmond Gondinet Ludovic Halévy Eugène Labiche Alain-René Lesage Henri Meilhac Alexis Piron Victorien Sardou Eugène Scribe

Théâtre moderne

Claudel Cocteau Anouilh Arrabal Beckett Brecht Camus Copi García Lorca Ghelderode Giraudoux J.-C. Grumberg Sacha Guitry Ionesco Vian B.-M. Koltès Heiner Müller Yasmina Reza Jean-Michel Ribes Jean-Paul Sartre Anton Tchekhov Michel Tremblay




Voir aussi les listes détaillées Dramaturges par ordre alphabétique et Dramaturges par ordre chronologique Voir aussi la catégorie Dramaturge.

Théâtre et Internet Longtemps diabolisées, à la fois pour leur remise en cause des habitudes en cours, mais aussi comme symbole de valeurs bien éloignées de celles du théâtre, les innovations sur Internet ont longtemps été considérées comme « des officines responsables de la régression du théâtre » (discours de Georges Terrey, président des Théâtres privés français en 2004). Aujourd’hui, plus personne ne songe à contester ce qu’apporte l’Internet au théâtre :

une popularisation : des sites comme Au théâtre ou Regard en coulisse publient chaque semaine des opinions construites et structurées sur les principales pièces à l’affiche. Chacun peut donc désormais choisir facilement la pièce qui correspond à ses attentes parmi les nombreuses pièces à l’affiche, sans pour autant devoir consulter chaque semaine ce qui est publié dans la presse une démocratisation : des sites de billetterie en ligne (comme Billet réduc, Théâtre on line ou Ticketac) ont progressivement incité les théâtres à mener une politique commerciale plus agressive qui aujourd’hui s’est généralisée un accès facilité à l’information : peu de théâtres désormais négligent de communiquer sur le net. Historique, programmation, réservation, sont autant de facilités pour les amateurs de théâtre. Des sites portails comme Théâtre Asso recensent désormais l’ensemble des sites (opinions, théâtres, marchands) qui peuvent aider chacun dans sa recherche.

Ainsi, en septembre 2006, la Comédie-Française a ouvert ses portes aux acteurs du marché, que ce soit pour publier sur le Web des avis sur les pièces, ou pour proposer des tarifs réduits aux spectateurs.

Pour autant, le théâtre a du mal à émerger pleinement sur Internet. Si le théâtre fait de plus en plus appel aux nouvelles technologies (informatique, vidéo), Internet n'apparaît pour le milieu théâtral que comme une vitrine publicitaire, un outil de consommation. Mais depuis quelques temps, à l'instar de Un Air de Théâtre, certains sites se veulent innovants, en offrant un véritable outil de discussion aux spectateurs et en essayant de favoriser la rencontre artistes/spectateurs.

Bibliographie succincte Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre, Paris, Bordas, 1995, 2 vol. (ISBN 2-04-027132-5) - (ISBN 2-04-027134-1). Jacqueline de Jomaron, Le théâtre en France, Paris, Armand Colin, 1992. Rééd. Le Livre de Poche, 1998 (ISBN 2-253-06396-7). Jean Duvignaud, Sociologie du théâtre, Paris, PUF, 1965. Rééd. Quadrige, 1999 (ISBN 2-13-050244-X).

Articles connexes



Lexique théâtral Espace scénique Outrapo Pièce de théâtre Récompenses de théâtre Théâtre à l'école Excommunication des acteurs Histoire du théâtre Liste de pièces de théâtre de langue française Dramatisation Théâtre d'improvisation

Liens externes Catherine Naugrette, Le théâtre : comique et tragique Le site des professionnels du spectacle : actualités, magazines, guides... Un Air De Théâtre, le site de, par, et pour les spect'acteurs des arts de la scène.

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